Faut-il avoir des principes?

C’est l’émission des Maternelles “J’avais des principes maintenant je suis parent” qui m’a donné envie d’écrire sur cette thématique. Lors de cette émission étaient présents Olivier du blog Je suis Papa et Isabelle Filliozat auteure que j’affectionne particulièrement (je vous avais d’ailleurs parlé de son livre “Au coeur des émotions de l’enfant“) Si le titre de l’émission parle à chaque parent que nous sommes, j’ai appris la différence entre principe, valeur et règle.

Isabelle Filliozat a expliqué qu’un principe est quelque chose de rigide, qui ne bouge pas. C’est un truc sociétal pour nous faire entrer dans une case, par exemple : “il faut laisser l’enfant pleurer pour qu’il s’endorme”. Un principe ne laisse la place ni à l’individualité de l’enfant, ni à “l’instinct” du parent. Et il en existe un tas de principes… Je vous parlais des écrans il y a 15 jours, on pourrait tout aussi bien parler alimentation (pas de biscuits et sucreries avant 3 ans, pas de MaCrado…). Je ne sais pas pour vous, mais pour moi tous ces principes ont vite été source d’angoisse et de culpabilité… Car justement, comme ils sont immuables, ils ne conviennent pas à tous les enfants, ni à tous les parents! On se sent rapidement bridé, bloqué dans son rôle de parent, jusqu’au jour où on lâche prise et où on décide de se faire confiance et d’être plus spontané.

Ne pas appliquer les principes qu’on avait intégrés avant l’arrivée de l’enfant ne signifie pas que l’on n’instaure aucune règle ou qu’on ne transmet pas de valeur à son bambin! Les règles sont bien sûr indispensables à l’enfant, elles lui permettent d’évoluer dans un cadre sécurisant où il sait ce qu’il peut et ne peut pas faire, ce qu’il peut négocier ou pas. Quant aux valeurs, c’est au-dessus des règles… Je ne sais pas trop comment vous expliquer ça clairement, mais par exemple pour moi la politesse c’est une valeur alors que l’interdiction de taper autrui est une règle… ou encore, le respect et la tolérance sont des valeurs, mais ranger ses jeux avant de passer à une autre activité est une règle. Vous voyez ce que je veux dire? 

Au final, un principe se voudrait être l’avocat et décider pour nous ce qui est bien et mal, ce qui fait de nous des bons ou des mauvais parents. Mais que nenni, comme dit Isabelle Filliozat, éduquer son enfant c’est avant tout se demander ce qu’on a envie, ce qu’on veut pour lui. Par exemple ce n’est pas se dire que dormir avec son enfant c’est mal et le faire en culpabilisant, mais plutôt se demander si on a envie de dormir avec lui et se faire confiance.

Il y aurait des tas d’exemples. Olivier parlait des bonbons. Ils avaient décidé avec sa compagne que leur fille n’en aurait pas avant ses 3 ans. Or, elle est rentrée un jour de chez sa nounou avec une sucette dans la bouche. D’abord ennuyé, il s’est finalement dit que le plus important c’était ce moment qu’elle avait partagé avec son petit copain qui fêtait son anniversaire un moment qui l’avait rendue heureuse.

Alors voilà, je conclurais en disant qu’il faut se faire confiance tout en sachant se remettre en question et n’appliquer qu’un seul principe… celui de ne pas en avoir!

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Tous les jeudis, ou presque, ça parle éducation chez les Wondermômes, c’était ma participation à ce rendez-vous!

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Maud

Maman multi-casquettes, un brin écolo et pratiquant l'instruction en famille. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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