Les dessous de ma césarienne

Cet article, ça fait des semaines que je veux le publier… mais je l’écris, je l’efface. Je n’ose pas. Pourquoi? Parce que j’ai peur. J’ai peur de passer pour celle qui accorde trop d’importance à une « simple » césarienne. Mais pourtant, il y a un truc qui ne me quitte plus depuis mon accouchement. Je n’arrive toujours pas à dire « j’ai accouché ». Je dis plutôt « ma fille est née ». Comme si je portais en moi une sorte d’illégitimité. C’est idiot je sais, mais je n’y peux rien, ça s’accroche à moi comme un pou. Il y a quelques jours, je suis tombée sur CET ARTICLE. Il m’a bouleversée. Ca résonnait tellement en moi. Et là, je me suis dit qu’il serait peut-être temps que les mots (maux?) sortent.

Je pensais avoir plutôt bien vécu cette césarienne. Mais y a eu comme un effet kiss kool. Quelques jours après mon retour à la maison, j’ai commencé à ressentir un malaise à l’évocation de mon accouchement et un profond malêtre à lire les récits d’accouchements d’autres mamans ayant accouché par voie basse, sans péridurale, parfois même chez elles. Un sentiment de culpabilité est venu se coller à moi. Pourtant, je sais bien que ce n’est de ma faute, qu’il n’y avait plus d’autre solution que cette césarienne. Continuer à essayer encore et encore aurait pu nous mettre en danger elle et moi. J’en suis consciente, et les sage-femmes m’ont répété tellement de fois que j’ai été courageuse, que ça n’était pas de ma faute. Pourtant, la culpabilité s’accroche.

Jusqu’au bout je pensais qu’on arriverait à lui faire mettre sa tête correctement. J’ai pensé qu’aller au bloc n’était qu’une formalité au cas où, mais que tout avait si bien commencé, qu’on y arriverait. Mais non. J’ai gardé le sourire jusqu’au bout. J’ai eu de la chance car on m’a donné ma fille tout de suite, car on a respecté mon choix de la faire patienter (3h quand même…) pour que je puisse la faire téter. J’ai été bien accompagnée et entourée par les différentes équipes à la maternité. Mais, je n’étais pas préparée aux suites de la césarienne… A ne pas pouvoir bouger du tout la première nuit et donc à manipuler tellement gauchement ma fille… ne pas pouvoir la coucher ailleurs que sur moi… Je n’ai pas pu lui changer sa première couche, ni lui donner son premier bain. C’est une auxiliaire qui s’en est occupé. Pendant plusieurs jours, si je la couchais dans son berceau, j’étais ensuite incapable de l’en extraire car je souffrais trop. Et pourtant, je refusais les anti douleurs plus fort que paracétamol et parfois un peu d’ibuprofène. Je n’étais pas préparée non plus à devoir rester 5 jours… Cinq longs jours dans cette chambre. Seule la plupart du temps. Enfin, seule avec ma Marmotte si calme, si douce. Cinq jours loin de mon Girafon.

Aujourd’hui, deux mois et demi après cette césarienne… j’ai cette cicatrice que personne ne voit mais que moi, je vois chaque fois que je m’habille. Cette grande bouche par laquelle on a extrait ma toute petite. Cette blessure qui me fait encore mal et qui marquera mon corps à vie.

Il me faudra encore du temps pour la digérer, pour l’intégrer et l’accepter. Car finalement, plus que l’acceptation de cet accouchement chamboulé, c’est finalement le deuil de l’accouchement dont je rêvais qu’il faut que je fasse. Et cela ne se fera pas en un claquement de doigts. Un jour, j’arrêterais de pleurer en lisant des récits d’accouchement par voie basse, sans péridurale, au naturel. Un, jour j’arrêterais d’être en colère à la vue de cette cicatrice. Un jour, certaines phrases anodines ne m’attristeront plus (« le principal c’est que tout le monde aille bien »… « vu le gabarit de ta fille, c’était peut-être mieux comme ça! »…).

Alors peut-être que je porte trop d’importance à cette césarienne. Peut-être que j’y pense juste trop. Peut-être que je ne mesure pas assez la chance que j’ai. Peut-être. Mais voilà, j’avais comme un grand besoin d’extérioriser. Et c’est ici que j’ai choisi de le faire.

Maud
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47 thoughts on “Les dessous de ma césarienne

  1. Le deuil d’un accouchement par voie basse, la chose la plus douloureuse que j’ai pu connaître…
    Merci pour ce témoignage, vos mots (maux) sont les miens ou quasiment.
    On n’est pas assez accompagnées, écoutées, nous, toutes ces mamans qui n’ont pas eu le choix… Alors oui, on se remet vite d’une césarienne, oui l’important c’est que tout le monde aille bien, oui ceci oui cela MAIS écoutez-nous !!! Écoutez cette terrible blessure de n’avoir pas « donné la vie »…
    Le corps médical et la société ont du chemin à faire, mais j’y crois, grâce à nous, mamans qui avons connu ça, nos paroles vont apporter du soutien aux prochaines qui vont passer par là…
    Non, ce deuil, ce n’est pas rien, et il est essentiel de réussir à le faire pour continuer sa vie sereinement, le dénigrer laisse une cicatrice profonde jamais refermée…

  2. Lundi je vais vivre çe que tu as vécu : une césarienne (siège et rciu). Je suis en larme depuis l annonce. Je n arrive même pas à dormir. Ne pas pouvoir m occuper de mes enfants (ma grande loin de moi une semaine et ma petite bouille) va être tellement dur. Mon projet tombe à l eau j ai encore La sensation de vivre un échec de plus dans ma vie. Je peux pas me résoudre à dire je vais accoucher car non je n accouche pas on me charcute, on me sort bébé pour moi çe n est pas pareil. Je vais mettre des années à m en remettre car cette cicatrice je l a verrais tout les jours et elle me rappelera ce mauvais moment. Pour moi on ne décide pas quand bébé doit venir c est lui qui vient quand il est prêt mais là çe ne sera pas le cas. J ai peur de rater mon allaitement, de ne pas l’aimer de lui en vouloir d être restée en siège de ne pas être venue d elle même. Bref lundi je serais à nouveau Maman je n arrive même pas à avoir le sourire.

    1. Notre situation est un peu différente (ma césarienne n’était pas programmée…) mais le ressenti reste le même… 10 mois après, je dis encore « ma fille est née » et non « j’ai accouché ».
      Les gens te diront : « mais non ce n’est pas un échec », « l’important c’est que bébé et maman aillent bien » etc. Oui bien sûr. Mais ça n’apaisera pas ta douleur, sûrement même que ça te gavera qu’on te dise ça, parce que ce n’est pas ce que tu as besoin d’entendre.
      La douleur physique met du temps à se dissiper, mais la douleur morale qu’on ressent reste… longtemps…
      Je n’ai aucun conseil à te donner, si ce n’est, après… quand tu te sentiras mieux, d’en parler. A quelqu’un d’extérieur, une sage-femme, une psy… n’importe, mais c’est important. Mes sage-femmes m’ont beaucoup aidé à dépasser le malêtre dans lequel je m’enfonçais. Je n’ai toujours pas « guéri » de cet accouchement, mais je me sens moins blessée.

      Pour ce qui est de l’allaitement, fais toi confiance. Mais n’hésite pas à en parler avec l’équipe qui t’accouchera. Au bloc, j’avais dit à la sage-femme que je ne voulais pas qu’on donne de bibi à ma fille, que je voulais qu’on attende mon retour si elle supportait l’attente. Mon conjoint a géré seul pendant 3 longues heures, mais j’ai pu avoir cette première belle tétée. Le début d’allaitement n’est pas forcément aisé quand on a eu une cesa, car on a du mal à se positionner, mais crois en vous, et n’hésite pas à demander de l’aide (voire un berceau de cododo s’ils ont?).

      Je t’envoie toutes mes ondes positives pour ce moment, cette rencontre différente de celle que tu avais imaginée <3
      Tu trouveras la force en toi <3

  3. Tu as bien fait d’écrire ces lignes, c’est toujours mieux que ça sorte comme on dit. Et puis c’est bien pour les autres, ou pour moi en tout cas parce que te lire me fais du bien. Je n’ai pas vécu la césarienne et pourtant je me reconnais beaucoup. Mon baby boy n’est jamais vraiment descendu. Après des heures d’attente, je n’ai quasiment pas poussé et ça a été forceps-épisio. Je ne m’étais pas attendue à ce que ça m’affecte comme ça et pourtant déjà sur le coup je pleurais sans trop savoir pourquoi mais en fait parce que je me sentais si nulle, parce que ce n’était pas moi qui accouchais en quelque sorte, parce que ce n’est pas ce que j’avais « rêvé », parce que je culpabilisais d’avoir pris la péridurale sans laquelle ce ne ce serait peut-être pas passé comme ça…Et j’ai beau avoir « accouché » par voie basse, eh bien comme toi j’ai du mal à dire « j’ai accouché » du coup ! Mon petit chat a 11 mois et ça reste un sujet difficile pour moi et pareil je me dis que j’y accorde sans doute trop d’importance, mais que veux-tu… (oups désolée de m’épancher à mon tour !!)

    1. C’est dur de se sortir de la culpabilité… et de faire ce deuil de l’accouchement qu’on aurait souhaité…
      Je te souhaite qu’avec le temps tu arrives à faire la paix avec cet accouchement <3

  4. J’ai eu une césarienne aussi pour ma première et j’en avais gardé un vrai manque. L’impression de ne pas avoir accouché, la brutalité du passage enceinte/plus enceinte (il n’y avait pas eu de travail). Et un mauvais souvenir des douleurs post-naissance (quand j’entends dire qu’une césarienne c’est mieux qu’une voie basse par des nullipares ça m’agaaace !!!). Il a fallu la naissance par voie basse pour « réparer ».
    Pour la cicatrice il faut bien la masser pour qu’elle cicatrise bien. C assez désagréable avec les nerfs coupés donc moi ce sont les sage-femme et kiné qui l’ont fait.
    En tout cas tu as bien fait de poser les mots là pour évacuer un peu.

    1. Oui les sages-femmes de la maternité m’ont conseillé de me masser… je le fais, mais j’ai du mal… c’est plus psychologique qu’un rapport à la douleur… Mais bon, je m’y ferais avec le temps 🙂
      Oh je suis comme toi désormais, je ne comprends pas les réflexions sur la césarienne, comme quoi c’est « plus simple », « moins douloureux »… Seules des femmes qui ne l’ont pas vécue peuvent dire ça…

      Merci d’avoir partagé ton vécu avec moi <3

  5. Je t’ai lu, je n’ai pas envie de te dire que cela fait écho, et pourtant. j’ai envie de te dire de ressentir tout ça, peut être laisser couler tes larmes, écouter ton corps qui pleure la douleur, j’ai envie de te dire j’accueil cela. j’ai envie de te dire que je t’ai lu, mais j’aimerai te le dire sans moins de mot.
    J’aimerais être juse a coté et t’écouter comme une amie, une oreille <3 je t'embrasse

    1. <3

      Oui j'ai besoin de pleurer cette douleur et cette déception que j'enferme en moi depuis ce jour de naissance... Je n'ai toujours pas pleuré ma déception, j'ai serré des dents quand j'avais parfois si mal... Peut-être que lorsque j'aurais libéré ces larmes, ça commencera déjà à aller mieux.

      Merci Alice pour tes mots et ta présence <3

  6. C’est exactement ce que j’ai ressenti il y a 3 ans pour la naissance de mon 2ème (après un 1er accouchement par voie basse)
    Petit à petit : le temps fait son oeuvre … certes on n’oublie pas … mais on y pense moins … par contre … je ne pense pas que l’on puisse l’oublier !!!
    Ce que vous ressentez me semble tout à fait légitime. Quand je pense qu’il est possible de demander des césariennes « de complaisances » surtout au Brésil => je n’arrive pas à comprendre comment c’est possible :/

  7. Je me retrouve un peu dans tes mots… Il y a de cela 5 semaines, ma fille naissait aussi par césarienne en urgence, sa vie en jeu, avec 7 semaines d’avances.
    Je pensais l’avoir très bien vécue, je m’y étais « préparée » (Mlle était en siège depuis le début alors le grand frère faisant 4.3kg à la naissance je m’étais dis « Ok c’est mort elle sortira pas césarienne si elle se retourne pas avant la fin celle-là ! ») et finalement je me rends compte au fil du temps que qqch ne va pas.
    J’ai la sensation que je suis toujours « enceinte ». Alors certes la prématurité de ma fille doit jouer mais je pense que la césarienne aussi. Je n’ai pas l’impression d’avoir accouché, pas l’impression que ma grossesse soit terminée. Et même si je n’ai pas eu mal (quasi rien, plutôt chanceuse de ce côté) je ressens la même chose vis-à-vis de ce trait sur mon ventre…
    Ca pique, mais je pense qu’on finira pas s’y faire 🙂 On est des mamans, on surmonte tout c’est comme ça 🙂

    Courage et pleins de bisous !

  8. En tant que maman césarisée (j’adopte le terme ;-)), il me semble important de vous dire que : non vous ne pensez pas trop à votre césarienne. Une césarienne c’est n’est pas un acte anodin, on peut se sentir désemparé et triste même si finalement notre enfant se porte bien. On entend jamais parlé d’un « simple » accouchement, alors pourquoi parle-t-on d’une « simple » césarienne. Comme si c’était plus simple. C’est comme vous l’avez si justement écrit une césarienne c’est aussi le deuil d’un accouchement qu’on a pas eu (quel qu’en soit la raison). Ca prend du temps. Puis il y cette cicatrice sur notre corps, chaque jour on la voit, on se rappelle… Parfois, on pense que c’est dernière nous puis ça nous rattrape. Il faut vraiment du temps et surtout il faut en parler. Si possible à des personnes qui ne vous répondront pas que « l’essentiel c’est que le bébé et la maman se portent bien » parce qu’au delà de ça il y a une véritable souffrance.
    Vous pourrez trouver de nombreux témoignages ainsi que du soutien des personnes ayant vécues des expériences similaires auprès de l’association Césarine (via son forum notamment).
    Un jour une SF m’a dit, a propos de ma césarienne : « Vous m’avez peut être pas été la maman que vous auriez voulu être mais vous avez été la maman dont votre fille avait besoin ». Cette simple phrase a apaisé beaucoup de chose en moi. Je vous en souhaitant autant. <3

  9. Tu as raison : il faut extérioriser et les blogs parentaux sont bien faits pour ça 😉 J’ai eu l’accouchement dont tu « rêvais » : je l’avais imaginé, j’en parlais, je voulais « tenter » : voie basse sans péri … et il m’a laissé de douloureux souvenirs aussi ! Cela ne fait que quelques semaines que la « souffrance » en y repensant commence à s’estomper … Le principal est que le temps pansera nos blessures et que nos p’tites miss soient en bonne santé et nous comblent de bonheur ;-))

  10. Bonjour,
    Je découvre ton blog au gré des recherches sur internet. Tout y est passionnant!
    Courage pour cette épreuve. Peut-être qu’une petite séance à la PMI avec la psychologue t’aiderait à passer ce moment douloureux. Après, nous avons toutes notre coupe de bonheurs et de chagrins, il faut vivre avec. Cela prend du temps…
    Haut les coeurs!

  11. Tes mots résonnent en moi. J aiaussi vécu une cesarienne… programmée pour siege… je sais maintenant que nous aurions pu faire autrement. 6ans aprés je suis en colere de ne pas mettre davantage et d avoir accepté aprés le san. Je pensai pas que cela pouvait etre si dur… le site cesarine m a vraiment aidé. Bon courage.

  12. Effectivement, je pense que c’est un deuil à faire. Et c’est une bonne chose d’extérioriser tout ça car ça fait partie des étapes du deuil. Bon courage à toi

  13. Avec le temps et les liens mère-enfant qui se tissent, on finit par porter un regard tendre sur ces naissances. Mais comme toi, longtemps je me suis sentie illégitime. J’ai deux enfants et pourtant je n’ai jamais accouché, dans ma tête. Je ne leur ai pas donné la vie.

    Mais comme mon mari me la souvent dit, je ne sais pas la douleur que c’est d’accoucher par voie basse, mais je sais la douleur que c’est de ne pas pouvoir le faire, et elle est sans doute aussi profonde. Alors d’une certaine façon, cette douleur aussi est constructrice de mon identité maternelle.

    Mais tu as raison d’en parler, ça fait du bien, et nous sommes nombreuses à passer par les mêmes états d’âmes.

  14. Ma maxi a 7 ans et je t’avoue que ma mini c’était vraiment mon souhait : accoucher par voie basse. Et finalement même si ca a eu lieu j’en garde un mauvais souvenir car ils ont dû me l’extraire aux ventouses et ma cicatrice a été plus douloureuse que celle que je vois tous les jours sur mon ventre. Plus que la césarienne, n’est ce pas simplement le décalage entre ta projection et la réalité qui est dur ? Moi ca a été ca : j’ai mieux encaissé la c’est car elle était programmé et que j’avais eu 15 j pour m’y préparer et que ca s’est passé comme « prévu » alors que pour ma mini je voulais du naturel et ca n’a pas du tout été conforme à l’idée que je m’en faisais. J’avais écrit aussi pour passer à autre chose mais pas si simple je te souhaite de digérer mieux que moi bisous Maud

    1. Si, ce décalage est dur… Mon 1er accouchement a été par voie basse, mais long, avec ventouse… J’ai toujours pensé que c’était parce que je ne m’étais pas assez préparée, alors j’avais envie que ce 2e accouchement soit plus « conscient »… j’y mettais sûrement trop d’attentes. Et puis tout avait si bien commencé… Un travail hyper efficace, un bon effort de poussée… j’étais vraiment prête à donner naissance par voie basse, j’étais très sereine. Alors quand on m’a parlé de la césarienne, je n’y croyais pas trop, j’étais sûre que ce serait juste une mesure de précaution mais qu’on y arriverait sans…
      Et puis quand y a pas le choix on fait avec, surtout que j’ai quand même eu la chance d’être accompagnée avec beaucoup d’écoute et de douceur.
      Mais, voilà, c’est maintenant que ça me travaille…Ca passera, mais ça n’est pas encore digéré…

      Merci pour tes mots <3

  15. Je te comprend tellement, je me reconnaît dans tes mots. J’ai eu une césarienne en urgence et j’y était pas préparer. Pendant un long moment j’ai eu la sensation de ne pas avoir accouché, j’irai même jusqu’à parler de faire le deuil de cette voie basse. Par contre moi je m’en suis très bien remise, j’ai accoucher jeudi soir, et dès que les premiers effets se sont estompé je me suis mise sur le côté et samedi matin j’étais debout. Par contre c’est le papa qui a demandé à ce qu’on m’attende pour donner le 1er biberon, moi j’y avait pas pensé lol

    1. Je me suis mise debout très vite, à peine 24h après. Je serrais des dents mais je ne supportais pas de rester passive… Mais je n’ai pu me tourner sur le côté pour dormir qu’au 5e jour, et ça c’était pas évident, surtout pur gérer ma poupée la nuit.
      Au retour à la maison, j’ai fait comme si je n’avais pas eu de cesa… J’en ai fait un peu trop, ma sage-femme m’a fait ralentir un peu ^^ En fait, physiquement j’ai bien récupéré (malgré une douleur sourde qui reste encore), psychologiquement… ça mettra un peu plus de temps…

      Merci pour ton commentaire et merci d’avoir partagé ton expérience avec moi <3

  16. J’ai accouché par césarienne pour mes 2 grossesses.
    J’ai très mal vécu la première parce que je n’étais pas prête à accoucher comme ça. L’un de mes bébés était en détresse foetale (il se présentait par le front et se fatiguait), donc on m’a étalé sur un brancard pour m’ouvrir et les sortir.
    J’ai mis énormément de temps à m’en remettre émotionnellement et j’ai vu un fascia-thérapeute pour « travailler » sur ma cicatrice que je n’arrivais pas à regarder.

    Pour ma 2ème grossesse, on m’a dit d’office que ça serait une césarienne. J’ai donc pris sur moi et accepté la chose. J’ai eu des problèmes à la suite de cette césarienne (des agrafes se sont fait la malle au bout de 2 jours, c’est resté très jour très longtemps, j’avais mal à chaque extrémité) mais 21 mois après il n’y a plus aucun stigmate (à part une ligne douce).

    Courage !

  17. Je n’ai pas vécu la césarienne mais je suis touché par ce billet. Laisse le temps passer, tu verras, tu finiras par accepter. Ne perds pas une seconde de ton bébé tout neuf à ruminer quelque chose que tu n’as pas choisi J’ai l’impression d’avoir ressenti la même chose que toi avec l’échec de mon dernier allaitement. J’ai mis longtemps à accepter cet échec, qui pourtant je le sais, n’en ai pas un. Patience et profite en, le temps passe trop vite 😉

    1. Heureusement, cela ne m’empêche pas de profiter à fond de ma demoiselle si douce… Mais il y a encore cette ombre qui passe parfois. Je sais qu’il me faudra encore du temps.

      Merci pour tes mots <3

  18. et je viens de commencer à lire l’article dont tu as mis le lien, ça me glace et me donne envie de pleurer alors que je l’ai même pas vécu. L’article est très vrai, ça me donne envie de te serrer dans les bras et de te réconforter!

  19. J’ai eu qu’un enfant, j’ai été admise car la poche des eaux était fissuré et il me donnait 3 jours pour accoucher, le soir même, une sage femme m’a fait un décollement de la membrane sans mon accord, la nuit s’est très mal passé et je n’ai pas pu me protéger et protéger mon fils, j’ai attendu la relève de jour tout en m’inquiétant car le liquide était teinté.
    L’accouchement a été déclenché avec un gros risque de césarienne car col postérieur et fermé donc la sage-femme n’y croyait pas, la prise en charge a été très bien cette fois-ci.
    Même si j’ai eu la péridurale, je l’ai dosé au minimum et j’ai bien pu tout sentir. J’ai eu de la chance et je le sais.
    Avant l’accouchement, lors de la préparation, j’avais justement une énorme angoisse pour la césarienne, mon mari et la sf ont pu me faire prendre conscience que pour moi l’allaitement était plus important et la césarienne ne serait pas un échec mais une nécessité.
    Et au final, j’ai foiré mon allaitement et je m’en veux encore et le regrette.
    Dans la maternité, il y a ce que l’on veut et la réalité. A nous de travailler et même de se faire aider pour accepter la réalité sans culpabilité.
    Mon commentaire est très brouillon….!
    Je ne peux donc pas comprendre ce que tu as vécu mais je me l’imagine et je ne peux que t’envoyer du réconfort.

  20. Ton article me parle beaucoup. J’ai eu une césarienne pour mon fils (2.5 ans). Je pense l’avoir plutôt bien vécue, mais en même temps, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à dire « mon accouchement » : j’ai plutôt tendance à dire « ma césarienne ». Lorsque je vois mon gynéco, je ne dis pas « celui qui m’a accompagnée pour la naissance de mon fils », mais « celui qui m’a accouché »
    C’est très troublant, même plus de deux ans après…

  21. Ici c’est ton espace, ce que tu choisis ou non de partager avec nous. Alors si cela peut te « réconforter » un peu ou simplement te faire du bien d’extérioriser alors tu a bien fait. Ici c’est ton « chez toi » que tu partages avec nous, tu parles de ce que tu veux.
    Je ne pense pas que tu fasses une fixette, je pense réagir pareil dans ce cas là. Parfois il s’agit d’un choix. Parfois quand l’accouchement naturel nous tient tellement à cœur on peut être déçue simplement que tout ne se soit pas passé comme on l’aurait souhaité… et c’est légitime, ça se comprend, même si l’on a conscience que ce n’était pas « de notre faute ».
    Pour ma part, j’avoue avoir très peur d’une césa voir d’une opé en règle générale… Je fais des malaises vagaux depuis toujours à la vue du sang ou de cicatrices ou autres… Alors je peux te dire que je te comprends tout à fait sans mêle l’avoir vécu.
    Tu es tout de même sa petite Maman, tu l’a porté, tu la nourrit tu la fait grandir et tu l’a mise au monde, sur ce point, il n’y a pas de doute. <3
    De gros bisous,
    Mariella

  22. Que te dire ..
    J’ai l’impression de me lire 12 ans en arrière pour mon aîné (césarienne en urgence pour position frontale).
    Je comprend ton ressenti et j’aimerais te dire que ton ressenti c’est qu’un passage à vide du au baby blues. ..
    Mais en tant que maman césarisé (ce se dit ça ?) Je sais que non .. Que ce que tu ressent , ce moment qui est incomplet , ce moment qu’on nous a volé , ce moment magique on le connaîtra plus jamais pour cet enfant la .
    Avec le temps cette sensation s’estompe
    C’est long
    Ça peux prendre du temps
    Mais en final on l’oublie (oui on a tendance à avoir un gros trouve mémoire. .. surtout quand on décide d’un suivant)
    On y pense plus
    Et cette cicatrice béante fini par laisser place à une simple histoire qu’on racontera ensuite quand ils nous demandent comment ils sont nés
    Bisous à toi

A vous !

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