6 ans d’allaitement.

A travers les partages des copines, j’ai appris que cette semaine c’est la semaine mondiale de l’allaitement maternel… comment ne pas faire un article ? 😊 J’en suis à 6 ans d’allaitement cumulés, tout pile.

L’allaitement s’est imposé à moi lors de ma première grossesse. Malgré tout ce que je pouvais entendre à droite et à gauche, j’avais décidé d’essayer. Ma mère avait essayé de m’allaiter…  mais ce fut difficile. Mal informée, mal accompagnée. Ma grand-mère me disait que son lait était mauvais, que ma mère avait la diarrhée verte. Encore un manque d’accompagnement et d’informations je crois. Je n’avais aucun modèle d’allaitement dans mon entourage proche. Je ne me suis pas informée, j’y suis allée, tête baissée en me disant “on verra bien”. J’ai très vite compris que ce serait LE mode de nourrissage qui me convenait. L’idée même de donner un biberon me donnait envie de pleurer. D’ailleurs mes enfants n’en ont jamais pris un seul. Il m’a pourtant fallu plusieurs mois d’allaitement pour cesser de trouver étrange qu’on allaite encore un enfant de 3 ans. Mais le temps est passé et j’ai trouvé cela de plus en plus normal. Je me suis informée et j’ai eu la chance de croiser sur ma route des mamans qui ont su m’écouter et m’insuffler la confiance dont j’avais besoin dans les moments de doute.

J’ai allaité Tom 34 mois. Pas de sevrage naturel mais un sevrage induit… fatigue, 2e grossesse en cours… je n’y arrivais plus, j’avais très très mal… Cependant, j’étais fière de ces presque 3 ans d’aventure lactée. Il était donc évident que sa sœur boirait, elle aussi, à la source ! Malgré la césarienne, mon 2e allaitement s’est mis en place sans difficulté. Elena a aujourd’hui 3 ans et 2 mois et n’est pas encore prête à lâcher son té-té. Que ça dérange ? Je m’en moque. L’âge du sevrage naturel se situe entre 2 et 7 ans. L’enfant humain est programmé pour s’arrêter seul, la nature est bien faite 😉

Alors j’ai sans doute eu la chance d’avoir des allaitements faciles, même si mon premier était scotché au sein nuit et jour 😅 et que j’ai commencé le deuxième avec d’énormes crevasses. Je suis très fière de ces allaitements. Oui, fière et je n’ai pas honte de le dire. De ma maternité, c’est sans doute ce dont je suis la plus fière. L’allaitement est le seul « truc » où je ne me sente pas défaillante (pour le reste… je suis une maman bancale). En France, on manque encore trop d’informations justes. Les préjugés ont la vie dure.

Je suis forcément pro allaitement, mais jamais anti biberon ❤️ Je lutte seulement pour que chaque femme puisse choisir en ayant accès à des informations justes et vraies, et pas seulement à des « on dit » et des infos erronées. J’aimerais que les femmes sachent s’écouter et se faire confiance et que le corps médical ne fasse pas tout foirer comme c’est souvent le cas. Et puis j’aimerais qu’on cesse de se battre… qu’on arrête les « pour ou contre l’allaitement ? »… on ne peut pas être contre la nature. On peut ne pas faire ce choix pour diverses raisons qui doivent être respectées mais on ne peut pas être contre.

Chaque femme devrait être écoutée et respectée dans ses choix. Accompagnée si elle en a besoin, non jugée. Jamais jugée. Devenir mère est un sacré défi, à quoi bon se tirer dans les pattes ? On devrait plutôt se soutenir et se nourrir des vécus de chacune.

Bref. J’étais faite pour allaiter et je voulais en parler ❤️

Vous me racontez vos aventures lactées ?

(au sein ou au bib 😉 )

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Maud

Maman multi-casquettes, un brin écolo et pratiquant l'instruction en famille. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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8 thoughts on “6 ans d’allaitement.

  1. Oh 6 ans c’est chouette ! C’est bien que l’information soit plus facilement accessible, et que l’allaitement soit encouragé. Je pense qu’il faut aussi parler des soucis possibles (et de leurs solutions ^^). J’ai eu plusieurs amies à qui on a vendu l’allaitement comme merveilleux / naturel et où l’ajustement les a fait retomber de leur petit nuage.
    Pour ma part le biberon a été une évidence ; pourtant j’ai attendu jusqu’à l’accouchement voir si je changerai d’avis. Ma 2ème a eu une tétée d’accueil, j’ai continué au bib. Pour elle j’ai un peu culpabilisé de ne pas avoir forcé un peu pour tenter l’allaitement, parce que j’ai quand même fait une montée de lait (un mois après l’accouchement, malgré les cachets tout ça ^^) (et donc oui c’était compliqué pour la gérer toute la journée ^^). On a du des soucis avec les biberons (c’était une lutte au lieu d’un moment plaisir ; vers 3 mois elle a refusé que son père lui donne…). Et on a fini en suspicion d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) donc lait de riz spécial nourrisson…. bref, on a accueilli avec joie la diversification, pour le coup.
    Et qui sait, peut-être que mes filles allaiteront leurs enfants (si elles en ont ^^), comme elles font avec leurs poupons 😉
    Chaque expérience est unique, au final !

    1. Oui l’allaitement est loin d’être un long fleuve tranquille et pour certaines c’est un véritable combat ! Ce n’est pas toujours idyllique, ça peut être fatigant, surtout au début…

      Et tu as bien raison, chaque expérience est unique et aucune n’est moins légitime qu’une autre !

  2. Bravo maman mammouth ! C’est clair que tu peux être fière de toi.
    Je te rejoins complètement sur le manque presque total d’information et d’accompagnement… je n’ai pas allaité si longtemps mais ce qui m’a permis d’y arriver, c’est un livre, une vraie bible de l’allaitement. Car j’ai souhaité allaité dès mon 1er enfant mais ça n’a pas fonctionné. Trop de douleurs et d’incertitudes.
    Pour mon 2ème c’était une évidence et un méga gros challenge à relever. J’ai allaité 7 mois et demi :-). Je n’ai pas pu continuer, j’étais très fatiguée avec la reprise de mon travail (horaires décalés et travail le week-end) … j’aurais aimé allaité encore longtemps…
    Bonne continuation.
    Émilie

  3. Je lutte seulement pour que chaque femme puisse choisir en ayant accès à des informations justes et vraies, et pas seulement à des « on dit » et des infos erronées.

    Bravo. C’est vraiment le plus important à mon avis. A la naissance de notre première, ma femme se trouvait dans une situation similaire à la votre : vraiment envie d’essayer, mais pas de support, d’informations, ou d’encadrement de nos familles. Tout le monde “savait mieux” et déconseillait. Même à l’hopital il nous fallait insister. Les semaines suivant la naissance ont été très difficiles (je me rappelerais toujours de voir ma femme en larmes à chaque tétée à cause de la douleur), mais nous avons finalement trouvé une conseillère qui en l’espace de quelques heures nous a donné les informations nécessaires, des trucs et astuces pour trouver les bonnes positions, et le support dont nous avions besoin pour encourager ma femme à ne pas abandonner. Résultat, notre fille a profité du sein pendant 4 ans et s’est arrêtée toute seule, et notre deuxième en profite encore pour le moment. 🙂 Ma femme a aussi rejoint un groupe afin de faire part de ses expériences avec d’autres femmes.

    Je pense que partager ces informations et ces témoignages sont vraiment les choses les plus importantes pour soutenir les mamans qui souhaitaient essayer.

    1. Je suis vraiment contente d’avoir le témoignage d’un papa 🙂
      Bravo pour votre investissement auprès de votre compagne et bravo à elle pour sa persévérance… il en faut quand le départ est difficile !

      1. Félicitations pour ce bel allaitement ! C’est clair que le soutien manque pour beaucoup de femmes ! Et la fatigue est un gros argument pour passer au biberon… Ou le manque de lait…

        Avec mes 4 ans d’allaitement toujours en cours, je passe pour une extraterrestre… Mais d’autres mamans viennent me demander conseil et ça fait chaud au coeur de pouvoir les aider !

        4 ans d’allaitement sans pause et 6 mois de Co-allaitement plutôt difficile ! Sentiment de rejet du grand à la naissance du petit frère… Tétées douloureuses avec le grand,… Mais finalement on a trouvé notre rythme et après un sevrage nocturne induit parce que trop difficile de gérer le rythme d’un nourrison et d’un grand, le grand s’est sevré à 3 ans et demi de lui même ! Mon deuxième est toujours allaité à 16 mois…

        L’allaitement c’est vraiment facile après les difficultés du début (mastite pour les deux)… Un bobo-une tetee/un chagrin-une tétée… Toujours prêt, toujours disponible, rien à faire sauf lever le t shiirt…mes enfants n’ont eu des biberons de mon lait qu’à la crèche ou chez les grands parents…!

        Je ne suis pas du tout contre le biberon, je trouve juste dommage de passer à côté de tous les bienfaits de l’allaitement quand il n’y a aucune raison médicale particulière ni situation particulière et que c’est pour convenance personnelle.

        1. J’ai tendance à me dire que si les futures mamans étaient informées correctement elles seraient peut-être plus nombreuses à essayer… Car entre les « ça détruit les seins », « tu vas être esclave de ton bébé » et les nombreux autres préjugés… ça peut ne pas attirer du tout ^^

A vous !

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