Après l’épouvantable nuit que je viens de passer, il est temps que je vous parle de mon quotidien avec Petit Girafon, mon Bébé aux Besoins Intenses.

Je vois déjà la tête de certains et j’entends les mots des autres, qui diront que j’affabule, que les babi’s n’existent pas, qu’on se trouve seulement des excuses. Que j’ai qu’à ceci ou cela. Mais ces jugements, je ne les écoute plus. Et à tous ceux qui me jugent, j’ai envie de leur dire, prenez ma place juste une journée, une seule petite journée et vous verrez si vous y arrivez mieux que moi.

Vivre au quotidien avec un babi, concrètement c’est quoi ?

C’est être une mère à 300%. C’est faire le deuil de son sommeil. C’est ne plus avoir le temps de prendre soin de soi, d’être une femme et pas qu’une mère. C’est mettre sa vie de couple entre parenthèses. C’est faire le deuil du bébé qu’on pose dans son berceau et qui dort comme un ange. C’est aller chez l’ostéo et avoir de nouveau mal au dos 2 jours après. C’est laisser sa maison être envahie par les araignées et les moutons de poussière. C’est prendre des douches express. C’est oublier les siestes. C’est se sentir seule et démunie. C’est épuisant. C’est faire comme on peut, en tout cas pour moi c’est ainsi.
Mais c’est aussi apprendre à revoir ses priorités, à vivre l’instant présent.

Petit Girafon ne fait pas ses nuits, et se réveille entre 2 et 10 fois par nuit. Voilà pourquoi il finit toujours ses nuits avec nous, même s’il les commence dans son berceau. Car, quand c’est la 3e fois que je me lève, lui donne le sein ou le berce, ou les deux, que je le repose dans son lit ou dans le nôtre et que 30min plus tard il se réveille de nouveau… je préfère l’avoir près de moi et lui céder le sein pour qu’il se rendorme… Ah oui, je sens les blâmes arriver!… les “mauvaises habitudes” comme je l’entends si souvent… Mais moi j’ai besoin de dormir au moins quelques heures! Alors j’improvise comme je peux et je trouve des compromis minute. Bon parfois je m’agace, et quand je vois PapaGirafe dormir à côté pendant que je me bats pour gratter 1h de sommeil… là, je laisse Girafon pleurer et réveiller son Papa, pour qu’il le berce, car j’en peux plus des fois. Je sais, ça n’est pas très gentil, mais c’est ainsi. Ce sont mes nuits, mon quotidien.

Enfin… s’il n’y avait que les nuits de difficiles… Mais non, les journées sont compliquées. Petit Girafon n’est pas un bébé calme. C’est un bébé souriant certes, mais c’est surtout une véritable boule de nerfs, une petite tornade hyperactive. Aucune journée ne ressemble à la précédente, on vit au jour le jour.
Et ça se rythme par, un peu dans le transat, puis un peu sur le tapis d’éveil puis beaucoup sur maman, mais attention si elle s’assoit ça ne va pas.
Oui, j’ai des mollets en acier, mais des varices grosses comme des artères à force de piétiner dans la maison.
On va faire une petite balade souvent, mais je me demande bien pourquoi on a acheté une poussette! Girafon préfère l’écharpe de portage, et encore, désormais il ne faut pas que ça soit trop long. Il aime être face au monde. Je vais aussi finir par avoir de bons biceps!
Bref.

Comment je gère ça au quotidien ?

Je ne gère pas. J’improvise. J’ai accepté de ne rien faire d’autre que m’occuper de Girafon, je réponds à tous ses besoins car il n’y a qu’ainsi qu’il est relativement calme. Et s’il s’endort sur moi en tétant, je le garde contre moi pour qu’il dorme un peu.
Je prends des compléments alimentaires pour tenir le coup. Je lui donne le sein à la demande. Je le berce, je le porte. Mon quotidien ne me laisse pas de répit.
J’entends déjà le discours des pro “laisser pleurer”… Si j’avais un bébé calme, le laisser pleurer un peu fonctionnerait peut-être, mais avec Petit Girafon ça ne marche pas. Comme quoi laisser pleurer n’est pas forcément nécessaire au développement d’un bébé. Et si vous pensez le contraire, que je suis l’esclave de mon bébé (tous les lieux communs que j’entends à longueur de temps), et bien venez. Venez prendre ma place une journée. Idem pour ceux qui pensent que ça irait mieux s’il était biberonné, venez essayer de lui donner des biberons au lait en poudre.
Non ce n’est pas un article très positif.
Je suis fatiguée, de ne pas dormir, d’être jugée, qu’on me mette la pression. J’ai choisi de gérer mon babi Girafon ainsi, au risque d’être épuisée, car rien d’autre ne semble fonctionner. Cela ne durera pas toute la vie, ce quotidien changera.

Et avoir un babi, ça a aussi des côtés positifs. Avec lui j’apprends à être une maman, j’apprends le maternage, j’apprends à me détacher des a priori, des modèles de société, à ne plus écouter les jugements. Ce n’est pas facile, mais petit à petit, j’apprivoise ma maternité et je finirai par l’assumer à 100% malgré les difficultés.

Mon Petit Girafon est une boule d’amour, qui m’en fait voir de toutes les couleurs, repousse sans cesse mes limites physiques et morales, mais qui remplit ma vie et ce quotidien compliqué de bonheur et d’amour.
Alors finalement peu importe toutes les difficultés énoncées dans cet article.

Bon dimanche!

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Maud

Maman blogueuse pro allaitement, maternage et éducation positive, pratiquant l'instruction en famille. Rédactrice web et traductrice. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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