Juste un peu d’empathie

On a tous des moments dans la vie où ça va moins bien… parfois il y a une raison évidente, parfois non, parfois un malêtre s’installe sans qu’on sache trop pourquoi. Souvent c’est passager, comme le mouvement des vagues. Face à ça, il y a ceux qui s’apitoieront, incapable de trouver seuls une issue positive… Il y a ceux qui feront face en serrant des dents, en refusant de montrer leur malaise… Pour de multiples raisons. Ils se disent peut-être qu’il y a bien plus malheureux qu’eux sur terre donc s’interdisent ces moments de « faiblesse », cela peut aussi venir de l’éducation, être culturel… Bref.

Une chose est certaine, il y aura toujours plus heureux ou malheureux que soi. Mais est-ce que parce que quelque part sur terre quelqu’un a plus de raison que soi d’aller mal, faut-il s’interdire d’éprouver un malêtre? Faut-il inhiber nos émotions?…

Je ne crois pas.

On a tous des vécus, des histoires et des personnalités différentes… et je crois qu’on a tous des passages à vide, des moments de nos vies où on se sent vide, déphasé, dépassé, triste, angoissé, perdu, déprimé… Quelles qu’en soient les raisons, pourquoi ne serait-ce pas légitime d’aller mal parfois? Pourquoi répond t-on toujours automatiquement « oui ça va et toi? » lorsqu’on nous demande si ça va?

Pour moi, le monde manque simplement d’empathie. Quand on demande à une personne si elle va bien, avec un « ça va »… cherche t-on vraiment à savoir comment il va? Ou n’est-ce pas plutôt devenu une formule de politesse automatique dont on n’écoute en fait pas réellement la réponse? Si la personne en face nous répondait « non ça ne va pas », quelle serait notre réaction? L’entendrait-on au moins?

Et quand bien même nous l’aurions entendue, quelle réponse pourrions-nous apporter à cette personne face à nous? Une fois le « que t’arrive t-il? » passé… Il n’est pas rare d’avoir comme retour un « Oh va ça passer t’en fais pas! », « ça va s’arranger! », « courage! »… Ou « oh tu sais moi j’ai vécu la même chose… » (ou autres phrases du même type qui rapporte l’attention vers soi)…

Mais au fond sont-ce ces réponses là qu’on attendrait quand vraiment ça ne va pas et qu’on cherche une écoute? Je ne crois pas… Souvent, ces réponses minimisent le malêtre. Est-ce qu’un peu d’empathie ne nous ferait pas plus de bien? Pourquoi est-ce si difficile de faire preuve d’empathie, ou de la trouver auprès de quelqu’un? Pourquoi est-ce si difficile d’entendre un « Je vois que cela te rend vraiment triste » alors qu’un « ça va passer » est quasi automatique? Pourquoi entend t-on si peu souvent un « Puis-je faire quelque chose pour toi? » ?

Cette capacité d’empathie semble être innée chez le jeune enfant, mais si elle ne se cultive pas, si elle n’est ni nourrie ni encouragée, elle se perd… Alors à défaut de la trouver facilement dans la société actuelle, aidons nos enfants à développer et faire grandir la leur, afin qu’ils deviennent des adultes empathiques et à l’écoute.

compassion, sympathie, empathie

Maud
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One thought on “Juste un peu d’empathie

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