Je ne veux pas  !

250 astuces pour faciliter le quotidien avec vos enfants

Aurélie Callet et Clémence Prompsy

Editions Au fil de soi

14,90€

” “Je ne veux pas !” Voilà une phrase que votre enfant peut prononcer certains jours quand il ne veut pas se lever, s’habiller, aller à l’école, prendre son bain, venir dîner, aller se coucher… Les tracas liés à ces tâches quotidiennes finissent par prendre trop de place.

Alors au lieu de culpabiliser et avant d’exploser, laissez tomber les grands idéaux de parents parfaits et lisez le livre d’Aurélie et Clémence, les deux psychologues cliniciennes spécialistes du développement de l’enfant et du coaching familial !

Elles ont pour vous un programme sur mesure. Elles vous motivent, puis vous accompagnent dans la réorganisation du quotidien, et enfin vous donnent des conseils hyper-pratiques pour faire face aux situations familiales les plus courantes.”

J’ai lu beaucoup de livres sur l’éducation, mais j’étais curieuse de découvrir celui-ci qui s’affiche comme la solution au burn-out parental. Bien que je trouve cela un peu présomptueux, j’admets que ce livre est bien construit. Il commence par un mode d’emploi, qui est la trame de départ du reste de l’ouvrage. Ensuite, il y a deux grands chapitres : “En semaine” et “Le week-end et les vacances”. Ces deux parties sont découpées en sous-chapitres traitant différentes problématiques telles que se lever le matin, s’habiller, le rituel du soir, le bain, les devoirs, les écrans etc.

Les chapitres sont concis, on va droit au but. Il y a des illustrations qui aèrent la présentation, qui elle est très agréable. On ne trouve pas trop de théorie, mais beaucoup de conseils pratiques. Et c’est en cela que je l’ai trouvé intéressant. Globalement, je ne peux pas dire que ce livre ait été une révélation… Après avoir lu Filliozat, Gueguen, Thomas Gordon et bien d’autres, on retrouve les mêmes principes. Cependant, ce livre se veut être un guide pratique, et c’est le cas. Il offre des astuces faciles à mettre en place. C’est un livre accessible, basé sur un modèle familial où les enfants vont à l’école et les deux parents travaillent, donc je ne me suis pas retrouvée dans tous les thèmes abordés. Cependant, cela correspond bien au modèle familial majoritaire.

Il y a quelques passages qui m’ont pourtant laissée un dubitative. J’avais publié cet article une première fois, en essayant de pointer le positif, malgré le fait que je n’étais pas entièrement convaincue par cet ouvrage. Et puis une amie à qui je l’avais prêté, m’a interpellée sur certains passages. J’avoue en toute honnêteté être passée un peu vite sur certains chapitres… de plus, j’ai lu ce livre en salle d’attente et je n’étais pas pleinement concentrée dessus. J’ai donc retenu que je dois lire plus attentivement les livres sur l’éducation avant de vous les présenter 😉 

Après, donc, une deuxième lecture de ce livre, avec davantage d’attention, je ne peux plus essayer de seulement relever le positif. Lors de ma première lecture et de mon premier article, j’ai tenté de me mettre à la place d’un parent qui chercherait un guide pratique et pas trop dense, et ce livre me semblait pouvoir convenir, malgré la partie sur les conséquences naturelles qui m’a laissée perplexe. Je n’ai pas trouvé les idées proposées toutes très bienveillantes, mais dans la globalité du livre cela ne me choquait pas outre mesure. Mon amie m’a interpelée sur Oedipe. Lors de ma relecture, je me suis demandée comment j’avais pu passer à côté de ce passage ! (Je devais avoir l’esprit ailleurs… personne n’est parfait ^^) Ici, le complexe d’Oedipe est cité pour expliquer les difficultés d’un enfant à aller se coucher… J’ai trouvé cela assez malvenu. Si je mets de côté le fait que je n’ai absolument aucune affinité avec ce concept freudien et les analyses psychanalytiques qui en découlent, je n’ai pas compris l’intérêt de mêler Oedipe aux soucis d’endormissement du soir. Oui, les enfants peuvent réclamer 10 fois leurs parents le soir, avoir envie de boire, faire pipi 37 fois… Mais est-ce anormal ? Est-ce lié à ce fameux complexe d’Oedipe ? … De mon point de vue, on a juste un enfant qui a envie de passer du temps avec son/ses parent(s) et ma foi, c’est assez normal non ? D’autant plus que nous vivons souvent à toute allure et nos enfants peuvent juste avoir envie de passer du temps avec nous… ou avoir une certaine curiosité et se demander ce que peuvent bien faire les adultes lorsqu’eux sont couchés. Venir mettre de l’Oedipe là-dedans, sous-entend, une fois de plus que l’enfant manipule son/ses parents(s) et c’est une idée qui me dérange profondément… surtout que dans cette partie du livre on parle d’un petit enfant de 2 ou 3 ans. Evidemment, cela peut être problématique et je comprends la question de fond qui était de respecter son besoin de parent d’avoir un peu de temps sans enfant le soir. Mais pourquoi donc y mêler Oedipe ? … De façon globale, ce chapitre sur le sommeil m’a laissée très clairement perplexe outre l’intervention freudienne… Certaines phrases m’ont franchement agacée : “Le pauvre, il aimerait vraiment savoir comment on devient grand et comment on fait un bébé mais on ne lui apprend qu’à mettre ses chaussures !” ou encore “Expliquez-lui comment on apprend d’abord à faire du vélo, puis à lire, à conduire une voiture et qu’après seulement on cherche et trouve une personne avec qui on fera des bébés.” Toute cette réflexion autour des bébés, de la sexualité est-elle franchement nécessaire ? Pour l’enfant, “grandir” est-ce seulement faire des bébés ? Bref. Si je n’étais pas totalement convaincue par ce livre à la première lecture mais que j’y voyais du potentiel… Oedipe a tout cassé !

Peut-être que certains diront que c’est pinailler. Pas pour moi, car cela ne correspond pas à ce que j’ai envie de véhiculer. J’aurais donc pu me passer d’en faire un article c’est vrai. Cependant, par devoir de transparence j’ai revu cet article pour vous donner un avis plus complet et plus nuancé. Je vais sans doute m’attirer des foudres, mais peu importe. J’entends que certains puissent s’y retrouver et apprécier ce livre. Dans mon cas, j’ai un avis très mitigé et je ne peux pas vous le conseiller… mais si vous souhaitez le lire, je ne viendrais pas vous lapider on est d’accord… et si vous avez un avis différent, nous pouvons en discuter entre adultes civilisés 😉

Je ne sais pas si la lecture de ce livre peut permettre réellement d’éviter le burn-out parental (qui selon moi est le fruit de nombreux facteurs) et l’idée de départ était vraiment intéressante, tout comme les thèmes abordés et la forme agréable à lire. Je n’ai pas accroché… c’est le jeu ! 

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Maud

Maman blogueuse pro allaitement, maternage et éducation positive, pratiquant l'instruction en famille. Rédactrice web et traductrice. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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