IEF, un choix de luxe ?

Cela fait des mois que j’ai l’idée de cet article, parce qu’il y a une idée reçue qui a la vie dure… celle qui voudrait que pour pratiquer l’IEF (instruction en famille), il faudrait avoir les moyens (financiers, on s’entend). Le luxe de l’IEF, pour moi, ne se situe pas du côté financier… mais plutôt dans cette liberté que l’on a au quotidien. Cependant, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui… j’aimerais plutôt tenter de déconstruire cette idée que pour pratiquer l’IEF, il faut forcément avoir de bons revenus.

Dans la réalité, c’est très loin d’être le cas pour de nombreuses familles. J’ai lu dernièrement un commentaire sur facebook qui disait que pour faire ce choix-là, il faudrait que le/la conjoint.e gagne au moins 2500 à 3000€ par mois. Autant vous dire que souvent, les familles sont très très loin du compte, nous y compris ^^ Je connais des mamans solos qui instruisent leur enfants en famille, alors qu’elles ne touchent qu’un petit RSA. J’ai déjà croisé des familles qui vivent sur un seul SMIC, d’autres qui vivent avec 900€ par mois.

Et si j’avais envie d’aborder ce sujet aujourd’hui, c’est parce que j’entends trop souvent des “j’adorerais faire l’IEF, mais je n’ai pas le choix, je dois travailler”… “j’aimerais bien mais on ne peut pas se passer d’un deuxième salaire”. En vérité, on a TOUJOURS le choix. Véritablement. MAIS, cela demande une réorganisation de sa vie… réduire son train de vie, consommer différemment, déménager parfois pour vivre là où les loyers et l’immobilier sont moins élevés… Peut-être ne plus partir en vacances tous les ans ou organiser ses vacances autrement etc. Lorsque l’on a des revenus modestes, se lancer dans l’instruction en famille demande, oui, des sacrifices… ou en tout cas des changements (“sacrifices” me parait vraiment péjoratif et démotivant).

Pratiquer l’IEF quand on a de petits moyens, c’est tout à fait possible et pas moins enrichissant. Pour les sorties, il existe une multitude de sorties et d’événements gratuits. Pour les manuels et le matériel, on peut se le procurer d’occasion, faire des échanges avec d’autres familles… tout comme pour la plupart des dépenses quotidiennes non alimentaires… Privilégier les achats d’occasion, le troc, les échanges, les dons… Pour les vacances, on peut partir moins longtemps, choisir des lieux où les hébergements sont peu onéreux, faire des échanges de maison etc. Il existe tellement de solutions pour vivre sereinement avec moins, mais en accord avec ses envies et ses souhaits.

Je reste consciente que cela peut effrayer, mais ça n’a rien d’impossible et l’IEF n’est pas un luxe (au sens financier), ce n’est pas réservé à ceux qui auraient “les moyens”. Et si vraiment c’est trop difficile d’envisager de se passer d’un deuxième salaire, il existe aussi des solutions pour travailler à la maison, pour travailler quelques jours/heures par semaine… travailler pendant les vacances scolaires quand les enfants peuvent être gardés par les grands-parents, par la famille, des amis… Je suis sincèrement convaincue qu’il existe une organisation pour chaque famille et que, si c’est ce dont on a vraiment envie, il serait dommage de ne pas, au moins essayer

Qu’en pensez-vous ?

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Maud

Maman multi-casquettes, un brin écolo et pratiquant l'instruction en famille. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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6 thoughts on “IEF, un choix de luxe ?

  1. Maman solo qui travaille. Pas de famille pour aider. Des amis qui travaillent. Je ne pourrai clairement pas me passer de mon salaire donc pour moi l’IEF n’est même pas envisageable, malheureusement (ou pas! J’instruis les enfants des autres à la place!).

    1. Chaque situation et chaque choix est propre à chacun.e 🙂
      Je voulais juste souligner que si c’est quelque chose qui nous tient à coeur, il y a certainement une solution, une organisation à trouver 😉

  2. Bonjour Maud,
    pour moi l’IEF pour le moment ce n’est pas possible car quand je reste H24 avec ma fille je lui crie dessus… après je travaille encore à la maison (je suis assistante maternelle et tente de développer mon activité de consultante en HNI via mon blog) tout en m’occupant du petit dernier de 10 mois.
    Il faudrait que j’arrête totalement de travailler pour faire ça mais je ne serais pas sereine car nous avons fait le choix de construire notre maison (qu’il faut maintenant rembourser et qu’on ne veut pas du tout vendre, car contenant une partie gîte elle nous ramène aussi un pécule financier non négligeable). Nous aimons notre train de vie comme ça et même si j’aimerai aider ma fille de 3 ans dans son instruction auto-gérée, pour le moment vu ma capacité à gérer tout ça ce n’est pas possible. Nous l’avons inscrite dans un jardin d’enfants Montessori où elle est très contente d’aller 🙂 Je ne suis pas capable de l’avoir tous les jours avec moi (je l’ai inscrite à 2 ans et elle n’avait jamais été gardée ailleurs auparavant) + de gérer le petit bouchon + de ne pas stresser pour l’argent et/ou de faire très très très attention à ma consommation (même si nous consommons quand même peu à part pour l’alimentation). Si je stresse, je crie. Et si je crie, je suis malheureuse car je rend ma fille malheureuse. Quand je passe un jour sans la voir pendant 8h, je suis hyper heureuse de la récupérer et on passe de bien meilleurs moments.
    Voilà pour moi le sacrifice que j’ai fait… pas d’IEF pour le moment! Mes besoins sont ailleurs (c’est fou ce que j’en apprends des choses depuis que je suis maman, je croyais me connaître et savoir ce que je voulais à 100%).
    Merci pour cet article,
    Natacha Heureux Sans Couches

  3. Oh mais que tu as raison !!!
    Nous vivons sur un seul salaire, mais je crois que même si mon mari était au chômage nous continuerons.Merci pour cet article que je vais de ce pas partager sur ma page ief.

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