Ne plus donner la vie – Etape cruciale

Je vous avais parlé de mon souhait de ne plus pouvoir donner la vie. J’avais un peu craint les réactions quant à ce sujet, assez tabou, il faut le dire. Et puis, finalement, je n’ai eu que des encouragements et des témoignages de soutien… Vous êtes des lecteurs en or massif 🙂

Ce projet avance donc à grands pas, pour ma plus grande joie ! Fin juillet, j’ai pris rendez-vous chez mon médecin traitant afin qu’elle me fasse un courrier pour le gynécologue que je voyais le mois suivant. Lorsque j’ai vu apparaître une remplaçante, j’ai eu une grosse montée de stress ! Je n’étais déjà pas hyper confiante à l’idée de parler de cela à mon médecin, aussi bienveillante et ouverte soit-elle. Je ne pouvais m’empêcher de craindre d’être jugée. Donc quand j’ai aperçu la remplaçante, très jeune… j’ai eu très peur qu’elle refuse de faire mon courrier. Finalement, je me suis inquiétée pour rien. Elle n’a pas tiqué concernant ma demande. Elle ne m’a posé aucune question, et m’a tendu la lettre pour le gynéco sans aucune remarque déplaisante. Un grand soulagement !

Tout commençait à se préciser.

La veille du rendez-vous avec le gynéco… j’ai failli annuler. Non pas parce que je ne souhaitais plus y aller, mais car j’avais abîmé la voiture en emboutissant l’arrière d’une voiture devant moi. Heureusement, rien de grave, uniquement du matériel… le jeune à qui j’ai abîmé la voiture n’a eu que peu de dégâts… mais cet incident m’avait énormément ébranlée et je ne me sentais pas capable de prendre la route. Ma mère a donc pris les choses en main et m’a accompagnée à la clinique. Elle a été se promener avec les enfants en attendant. J’vous ai déjà dit que ma maman est fantastique ? 🙂

J’avoue que j’étais assez stressée par la perspective de cette rencontre… et j’étais encore fébrile et angoissée de l’accrochage de la veille. Le gynéco avait du retard, j’avais oublié mon bouquin et trop mal à la tête pour scroller mon fil d’actualité facebook 😉 J’ai donc patienté, me faisant mentalement 1000 scenari.

Lorsque ce fut enfin mon tour, le médecin m’a posé la fameuse question : « Alors, pourquoi venez-vous ? »

Je lui ai alors exposé mon souhait de contraception définitive. Il a répondu, ok. Puis m’a posé des questions basiques sur mes antécédents médicaux, mes grossesses/accouchements. Ensuite, vraiment rapidement, il m’a demandé quelles étaient les raisons de ce choix. Mais ma réponse succincte lui a suffit. Il n’a pas insisté, il était ok. Ouf. Délai de réflexion des 4 mois lancé !

J’espérais pouvoir être opérée en février. Avant que je lui en parle, il m’a proposé cette période. Je dois donc le recontacter par mail en novembre pour caler la date d’opération, et prendre rendez-vous avec l’anesthésiste. Je vais subir une salpingectomie partielle, bilatérale. C’est-à-dire qu’il ne va pas me retirer intégralement les trompes de Fallope, simplement un morceau. Il m’a assuré que c’était bien définitif (tout autant que l’ablation totale), même si comme pour toute contraception non définitive comme définitive (sauf ovariectomie), il existe toujours un très faible risque (la nature est capable de prouesses comme la reconstruction d’une trompe ^^). Ca ne m’inquiète pas. J’ai bien plus peur d’une grossesse surprise sous stérilet qu’une fois mes trompes sectionnées (le risque est quand même bien plus minime, voire quasi inexistant).

Je suis vraiment soulagée, heureuse et rassurée ! Si tout va bien, avant le printemps prochain, je serais stérile.

Je sais que certain.e.s comprennent difficilement mon choix. On m’a même demandé si mon mari était d’accord. En fait, je ne lui ai pas demandé son avis. C’est MON corps, donc MES choix. S’il veut un autre enfant dans le futur… et bien, il faudra que ce soit sans moi. C’est peut-être violent à dire, mais c’est ainsi. J’aime mes enfants plus que tout, je leur consacre presque tout mon quotidien, et je le fais par choix 🙂 Mais je me sens complète comme cela. Je n’ai aucune crainte de regretter. J’ai besoin de me sentir libérée de ce poids de la contraception, de cette responsabilité, de cette charge mentale.

Donc voilà. Prochaine étape, marquer la date de l’opération. Opération par cœlioscopie qui dure 15 minutes, sous anesthésie générale, en ambulatoire. Il faudra juste que j’y aille tranquille une petite semaine après l’intervention. Je pense que je demanderai à mes beaux-parents de venir à la maison à ce moment-là 🙂

Bref. J’avais promis de vous tenir au courant de mon parcours… suite en novembre !

Maud
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