Le poids de nos mots

Cela fait longtemps que je réfléchis à un article sur la question. Cependant, c’est brouillon dans ma tête… tant pis, je vais quand même écrire sur le sujet : le poids de nos mots. Notamment le poids de ces derniers, ici, sur la toile… sur internet, sur les blogs, sur les réseaux sociaux. J’ai découvert assez vite, à travers ce blog, que certain.e.s avaient la critique acerbe et facile. Lorsque j’ai démarré ce blog, je n’étais pas sur les réseaux sociaux. Je fonctionnais encore à l’ancienne, via les forums. On m’a conseillé de rejoindre facebook pour booster la visibilité de ce blog. J’ai essayé, et c’est vrai que cela a fonctionné un peu. Puis est venu instagram. Cependant, je n’ai pas décollé, ni sur l’un, ni sur l’autre, et c’est tant mieux. Je n’ai pas les épaules pour gérer tout ce qu’implique une grande communauté.

Avec les réseaux sociaux, j’ai vite compris que l’être humain, planqué derrière son écran pouvait faire preuve d’une méchanceté presque sans limites. Je l’avais déjà expérimenté via l’univers des blogs, avec des commentaires haineux, des personnes qui s’acharnaient sur certain.e.s auteur.e.s de blogs… J’avais déjà vu des pugilats entre blogueur.euse.s, mais cela n’atteignait pas l’ampleur que cela peut prendre sur les réseaux sociaux.

J’ai d’ailleurs quitté définitivement facebook, sans aucun regret. Trop de haine, trop de négativité, trop d’agressivité. Malheureusement, tous les réseaux sociaux sont gangrenés par cette violence des mots. Le jugement facile, la critique, les insultes, les menaces… Au nom de la liberté d’expression, il n’y a plus de limites. Sauf que CE N’EST PAS de la liberté d’expression. C’est de la liberté d’être con. C’est tout. N’en déplaise à certain.e.s, on N’A PAS le droit de tout dire ni de tout écrire. Non. On n’en a pas le droit. La diffamation, les insultes, les menaces… cela est punissable par la loi. C’est donc bien, qu’il n’est pas OK de tout dire/écrire. On n’est pas obligé de déverser sa haine. On n’est pas obligé de venir donner son avis sur tout, tout le temps, même sur des sujets qu’on ne maîtrise pas ou qui ne nous concernent pas. On n’est pas obligé de critiquer. Vraiment. Venir cracher son venin, toujours être négatif… ça ne rend pas plus heureux.euse. Au contraire. Lorsqu’un contenu déplaît, on peut passer son chemin.

Nous sommes responsables de nos mots. Ce n’est pas parce qu’une personne s’expose médiatiquement qu’il est autorisé de donner son avis, de la critiquer, de la juger, de l’insulter… voire la harceler. Ce n’est pas à ceux et celles qui sont exposé.e.s dans les médias de faire attention à ne pas « trop parler de leur vie », « faire attention à leur tenue », « trop s’exposer », « trop ceci ou cela »… Non, c’est à nous tous.tes de peser nos mots. Pour moi, cela revient à la même chose que de demander aux filles et femmes de faire attention à la manière dont elles sont habillées pour ne pas se faire agresser. On vient faire peser la culpabilité sur les épaules de la victime, et non plus sur celles des coupables. Cela n’est pas normal. Les mots blessent. Les mots rabaissent. Les mots font du mal. Les mots tuent. Oui, les mots peuvent aller jusqu’à tuer.

De plus, il y a quelque chose qui me dérange profondément dans toute cette violence sur les réseaux sociaux, notamment. Sur ces réseaux cohabitent adultes et enfants/adolescent.e.s. Nous, adultes, nous sommes censés donner l’exemple à nos enfants/adolescent.e.s… Quel exemple leur donne t-on lorsque l’on se permet de critiquer/juger/insulter à tours de bras sur internet ? Quel message leur envoie t-on ? Que c’est ok de le faire, puisque les adultes le font.

Bref. Ca me questionne tout cela… Et j’en parle souvent avec mes enfants, même s’ils sont loin d’avoir l’âge pour accéder aux réseaux sociaux. C’est un univers qui me fait peur pour eux. Je ne suis sans doute pas la seule.

Nos mots peuvent peser lourd. Bien lourd.

Maud
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