J’ai visité l’hôpital au Portugal.

Si vous me suivez sur ma page facebook, vous avez du lire que nous sommes en vacances au Portugal. Je ne vous ai rien dit avant car nous avons fait la surprise à mes beaux-parents, et je ne voulais pas risquer que l’on soit découvert par ma belle-maman!

Notre surprise a été réussie à 100%, que du bonheur!

Mais mon premier jour a été assez mouvementé. Le trajet était déjà long, 14h… mais de nuit, alors Petit Girafon a dormi et s’est très peu réveillé. Moi j’étais quelque peu barbouillée… est-ce mon Girafon qui m’avait refilé sa gastro? Ou ai-je mal digéré la pizza mangée avant le départ?

Je ne sais pas trop, mais le résultat est que nous sommes arrivés vers 11h, et à 15h j’étais à l’hôpital… Nous avons décidé d’aller faire des courses pour la semaine, et au rayon bébé j’ai commencé à me sentir vraiment mal… soit j’allais vomir, soit j’allais faire un malaise… agrippée à PapaGirafe qui devait surveiller Petit Girafon dans le caddie… J’ai finalement retâpissé le sol et nos jeans en passant… Ca m’a fait un bien fou! Je pensais que c’était bon. J’ai beaucoup de mal à vomir, enceinte, j’avais des nausées atroces et je ne vomissais jamais, c’était terrible… et quand j’ai des gastro c’est un peu la même chose.

Nous avons donc été récupérer notre chariot et continué nos courses. 

Mais en attendant la découpe du poisson, je me suis de nouveau sentie mal, j’ai laissé PapaGirafe et son Girafon, j’ai couru aux toilettes… cependant, cette fois-ci j’ai fait un malaise, je me suis réveillée dans les toilettes la tête dans le vomi… (non non, je ne vous passe pas les détails!!) Je ne savais plus où j’habitais, mais j’avais chaud, froid en même temps. Heureusement que j’avais eu la présence d’esprit de m’assoir, me sentant partir.

Une inconnue a donc pris mon bébé d’amour, pendant que mon PapaGirafe a appelé ses parents pour qu’ils viennent récupérer Petit Girafon, et le samu est arrivé. Je ne voulais pas aller à l’hôpital, juste rentrer et dormir! Qui allait donner le sein à mon bébé qui ne voulait toujours rien boire ni manger d’autre que le lait de sa maman? J’étais réellement inquiète pour lui, avec sa diarrhée, peur qu’il se déshydrate, peur qu’il soit perdu, qu’on me garde trop longtemps… Bref, de toute façon on ne m’a pas laissé le choix.

On m’a mis sur un fauteuil roulant, puis sur un lit dans un camion où il faisait un froid de canard. J’ai vomi et revomi encore et encore… Arrivée à l’hôpital, on m’a laissé dans un coin de couloir, on m’a changé de lit sans m’y mettre bien, j’avais les pieds qui dépassaient et j’étais incapable de me remettre mieux seule, puis un médecin a essayé de me parler, mais je n’arrivais pas à parler. Heureusement que PapaGirafe était là. Je comprends parfaitement le portugais et je sais un peu le parler, mais pas dans l’état où je me trouvais!

On m’a pris la tension, très basse bien entendu. On a vérifié ma température et on m’a remise dans un sordide bout de couloir avec pour voisines deux petites mamies pas vraiment au top de leur forme!

J’ai fait de nouveaux malaises, des vomissements, des convulsions… Malgré les appels de PapaGirafe, personne n’est venu m’apporter un sac plastique ou au moins du papier pour me nettoyer un peu. Non, je restais le nez dedans.

Finalement, on a fini par me faire une prise de sang et me dire d’attendre au moins 1h30 les résultats… On m’a posé une perfusion dans le creux du coude et j’ai eu droit de me tourner pour me reposer un peu. PapaGirafe est resté près de moi tout le temps. Téléphonant régulièrement à ses parents pour s’assurer que notre Girafon allait bien. Il n’avait pas dormi depuis presque 2 jours, n’avait rien mangé depuis la veille. Mais hors de question pour lui de me laisser seule dans ce couloir à patients, dans cet hôpital dont il avait honte!

J’ai fini par aller mieux, j’ai attendu… longtemps… qu’on vienne s’occuper de moi… voyant défiler à mes côté des malades toujours plus malades… certains sous oxygène, d’autres pas très vaillants… Toujours dans ce bout de couloir sordide, où tantôt on avait froid, tantôt on avait chaud…

Et puis, on est venu me chercher, on m’a dit que c’était certainement une grosse crise de gastro, que je devais manger, mais light et boire beaucoup. Bref, les recommandations habituelles. On m’a prescrit un antibiotique, pour soigner un virus… Et on nous a demandé de payer 149€ pour 4h d’hospitalisation. Bien entendu j’avais oublié de refaire faire nos cartes de sécu européennes. Papa Girafe a un peu négocié, on leur faxera les documents en rentrant et ils se débrouilleront avec la France.

J’avais une faim de loup en rentrant, mais aussi envie de serrer mon Girafon si courageux dans mes bras, de lui donner le sein pour qu’il s’endorme enfin… et pour calmer mes engorgements!

Nous avons fini la journée, endormis tous les trois collés, sous trois couvertures car ils faisait très froid dans notre chambre.

Je me souviendrai longtemps de mon tout premier jour au Portugal… et de l’hôpital de Viseu. Et je ne me plaindrai plus jamais des hôpitaux français. Car certes, aux urgences il arrive qu’on stationne un peu dans les couloirs… mais pas comme ici. On nous alignait comme des cochons prêts pour l’abattoir, un lit partait un autre attendait pour prendre sa place, on nous serrait toujours plus les uns contre les autres pour caler d’autres lits… si bien que si l’un d’entre nous était à peine malade, il était certain de repartir avec les microbes de ses voisins dont les narines étaient à 10cm des siennes.

Mais je vous rassure, je vais beaucoup mieux. Je ne suis pas certaine que c’était une gastro. Vu la violence de mes réactions, je pense plutôt à une intoxication alimentaire. Enfin… le principal c’est que j’ai repris du poil de la bête et nous allons pouvoir passer de belles fêtes!

Maud
Suivez-moi!
Les derniers articles par Maud (tout voir)

3 thoughts on “J’ai visité l’hôpital au Portugal.

A vous !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.