Et les autres, on s’en fiche.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été assez dépendante du regard et de l’avis des autres, avec cette peur angoissante de décevoir. C’est quelque chose dont il est clairement très difficile de se débarrasser. En tout cas, ça l’est pour moi. Ca me colle à la peau aussi bien que de la glue ultra forte.

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre en craignant les remarques, en angoissant à l’idée d’avoir fait une bourde, d’avoir eu une réaction ou une parole décalée. Le décalage. Tu sais, cette impression de se sentir sans cesse à côté de la plaque, à côté des autres… parce que tu n’as pas les mêmes centres d’intérêts ou pour tout un tas d’autres raisons. On apprend vite à s’adapter… se sur-adapter peut-être, à faire semblant. Ca devient presque naturel en fait.

Jusqu’au jour où le masque fissure. Où le corps te dit “stop” là où ton esprit n’en est pas capable.

Alors, c’est le Big Bang. Le néant. L’angoisse et en même temps la délivrance.

Et tu réalises que les autres… On s’en fiche.

On s’en fiche, oui. Non pas dans le sens que les autres n’ont aucune valeur et qu’ils ne méritent pas ton attention. Pas du tout. Je suis intimement convaincue que l’autre a toujours quelque chose à nous apporter. Non. C’est plutôt que son regard et son avis sur notre vie, sur nous-même, sur nos choix et nos convictions… Bah, ça, on s’en fiche. Royalement.

Qui vit ta vie ? Toi.

Qui vit dans ton corps ? Toi.

Qui élève tes enfants ? Toi.

Qui pense dans ta tête ? Toi.

Pas les autres. Eux, ils ont leur propre vie, leur corps, leurs enfants et leur tête.

Peut-être que le problème vient d’un monde où tout le monde pense qu’il est indispensable d’avoir un avis sur tout, et surtout de le donner ? Je ne sais pas.

Il n’empêche que c’est très vivifiant d’oser vivre sans se soucier du qu’en dira t-on. Assumer ses choix sans redouter les jugements et les critiques. En tout cas, je commence à l’expérimenter.

C’est un cheminement qui demandera encore du temps et du travail, mais je n’ai plus cette pression sur mes épaules, ce poids du regard… cette envie de plaire absolument aux autres qui m’a longtemps transformée en caméléon car je ne voulais froisser personne. Jusqu’à m’oublier et me perdre. Jusqu’à ne plus savoir qui je suis… Jusqu’à me laisser blesser et traîner plus bas que terre.

Attention, lorsque je dis : “Les autres, on s’en fiche“, il n’est pas question de mépriser qui que ce soit, mais simplement de s’affranchir du regard des autres et de leurs avis. On peut avoir besoin d’un conseil, d’un avis extérieur sur une situation… mais cela ne doit pas nous enfermer. Et les conseils et avis non sollicités ? Autant les ignorer.

Évidemment, c’est difficile, on est bien d’accord ! Mais il y a une telle sérénité à y gagner ! Et tant qu’on respecte la liberté et l’intégrité de chacun, je ne vois que du positif à oser vivre et assumer ses choix sans se soucier de ce qu’en pensent les gens 🙂

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Maud

Maman multi-casquettes, un brin écolo et pratiquant l'instruction en famille. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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4 thoughts on “Et les autres, on s’en fiche.

  1. Ca j’aimerai bien y arriver, mais le chemin est encore long ^^ On n’est pas fait pour vivre seul, et cette quête de l’acceptation, de l’approbation “des autres”, difficile de s’en extraire. Un jour, peut-être ^^

  2. je plussoieet et je rajoute que parfois “l’enfer c’est les autres”. bravo pour cette démarche, et oui au finish, on s’en fiche du regard des autres.

A vous !

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