Education bienveillante, phénomène de mode?

Au risque d’en décevoir certains et de peut-être me faire des ennemis, mon avis sur la question est déjà très clair. Pour moi l’éducation bienveillante (non-violente, positive) n’est bien sûr pas le dernier truc à la mode en matière d’éducation. Non. C’est une évolution. Une évolution normale et salutaire de l’éducation, éclairée par nos nouvelles connaissances sur l’enfant, ses besoins, le fonctionnement de son cerveau. Je vais être assez tranchée dans cet article, mais après tout je suis chez moi ici, et puis c’est écrit en haut « Blog pro allaitement maternel et maternage, Education bienveillante et non violente » 😉

Pour moi, l’éducation non violente devrait devenir la « norme » éducative pour TOUS les parents, TOUS les enfants, TOUS les professionnels de l’enfance et de l’adolescence. Oui oui, rien que ça. Pourquoi? Parce qu’avec toutes les études, les recherches et les avancées faites depuis des années (pour ne pas dire presque un siècle, puisque les pédagogues des pédagogies alternatives s’interrogeaient déjà à ce propos), on ne peut pas continuer à dire que c’est bon pour nos enfants de les taper (entendez par là : fessée, gifle, claque, tape sur la main ou la couche, et autres gestes violents), continuer à les punir, les vexer, les humilier, les dominer… On ne peut plus continuer à affirmer que cela fait d’eux des enfants sages qui deviendront des adultes responsables et respectueux. Jusqu’à preuve du contraire les délinquants et criminels n’ont pas été élevés dans la non-violence éducative.

On se plaint souvent que les enfants mentent. Ils le font tous. Mais au départ, ils mentent pour arranger la réalité, pour se la rendre plus rassurante, plus agréable… Ils sont souvent guidés par leur imaginaire. Mais quand l’enfant se met à mentir pour dissimuler ses bêtises… De quoi a t-il peur? D’être puni, grondé, corrigé (=tapé) le plus souvent. Un enfant qui n’a pas peur d’être puni, fessé, grondé, viendra plus facilement de lui-même avouer sa bêtise, et la réparera sans qu’un conflit qui blesse tout le monde ne naisse.

Je ne parle pas là du pays des Bisounours où les enfants seraient des anges, sages comme des images. Non. Un enfant est entier, avec ses besoins, ses désirs, ses opinions, ses émotions débordantes. Seulement, soit on choisit la méthode forte qui fait entrer la disharmonie dans la famille, soit on se tourne vers une éducation plus respectueuse. Taper son enfant, être trop dur avec lui ne va pas le rendre respectueux envers nous, mais craintif et souvent renfermé et/ou provocateur. Je crois fermement que pour que mon enfant me respecte, je dois commencer par le respecter. Cela me paraît logique, tout autant qu’il est illogique d’apprendre à un enfant qu’il est interdit de taper ou crier, en le tapant ou en lui criant dessus. Bien sûr qu’on aime ses enfants même quand on est dur avec eux, même quand on les frappe… Mais quel message lui envoie t-on? Qu’on peut aimer quelqu’un et lui faire mal, lui faire du mal?

Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il faut tout laisser faire à l’enfant, tout lui céder. L’éducation bienveillante n’est pas synonyme de laxisme, absolument pas. Il y a des règles à respecter, des règles de vie, des règles sociales. Mais au lieu de les imposer en force, on les met en place avec l’enfant en douceur, en l’accompagnant avec bienveillance pour qu’il les comprenne et les intègre. Et non qu’il s’y sente « contraint ». Cela permet aussi de le responsabiliser face à ses actes.

Donc clairement, pour moi, l’éducation bienveillante n’est pas un phénomène de mode. Bien sûr c’est difficile… Il est bien plus facile de filer une fessée à son enfant quand on est excédé par son comportement. Moi aussi des fois j’aurais envie de tout envoyer valser, de hurler que j’en ai marre… Des fois j’ai des loupé, souvent je manque de patience… Mais je continue car je suis convaincue d’avoir emprunté le bon chemin. Eduquer sans violence, sans punition, demande du temps, beaucoup de temps, de la patience et des remises en questions. Il faut aussi être capable de demander pardon, car l’erreur est humaine, on n’est pas parfait. Enfin, il faut réussir à s’affranchir de sa propre éducation. On est nombreux à avoir reçu des gifles ou des fessées, à avoir été punis, à avoir reçu des mots cailloux, et à aller bien, à « ne pas en être mort »… Oui, mais quelles séquelles cela a t-il laissé sur notre confiance, notre estime de nous-même? Sur notre émotivité? Sur notre capacité à faire des choix? Et puis, on n’est pas obligé de reproduire l’éducation qu’on a reçu.

J’espère n’avoir heurté personne avec cet article. Si c’est le cas, je tiens à présenter mes excuses et à préciser que je ne porte aucun jugement. L’éducation de nos enfants est la mission la plus difficile qu’il nous soit confiée. Cependant, j’en ai juste marre des énormités et des horreurs que je peux lire et entendre… Je pars du principe qu’on ne fait pas ce qu’on VEUT avec ses enfants, mais qu’on fait ce qu’on PEUT, du mieux qu’on peut. Nos enfants ont des droits, tout comme nous. Sauf qu’en 2015, on se permet encore des choses envers l’enfant qu’on n’oserait même pas imaginer faire à son mari, à un ami, ou même à son animal.

Il faut que ça change. Il faut que les outils d’accompagnement à la parentalité se développent, se multiplient, qu’ils deviennent accessibles à tous. Il faut plus de structures d’aide pour les parents, où l’écoute est active et bienveillante, car il nous arrive à tous de nous retrouver totalement perdus et démunis.

C’est un gros pavé que je viens de lancer… mais j’avais besoin de l’écrire. Si vous êtes arrivés au bout de cette lecture, n’hésitez pas à me laisser un commentaire. Même si vous n’êtes pas d’accord. Il est vrai que je suis assez tranchée par rapport à la violence éducative, mais je suis quelqu’un de profondément ouvert, j’aime échanger.

***

Si vous cherchez des lectures :

– Mon article sur le blog Côté Bébé : http://blog.cotebebe.fr/education-non-violente-maman-mammouth-341.php

Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau de Catherine Gueguen (éclairage scientifique)

Parents efficaces de Thomas Gordon

Eduquer sans punir de Thomas Gordon

J’ai tout essayé d’Isabelle Filliozat

Au coeur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent Faber et Mazlish

(liste non exhaustive)

*Image provenant de CE BLOG.

Maud
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49 thoughts on “Education bienveillante, phénomène de mode?

  1. Je suis d’accord et je vais faire du mieux que je peux avec mon fils. Là où je me pose des questions, c’est face à une classe de 25 à 30 enfants, qui ne sont pas les miens, que je n’ai pas élevés. Comment gérer les débordements avec une éducation bienveillante sans cri sans punition ? Si je laisse passer à un enfant (expression de la colère, de la fatigue) parce que je sais qu’il est fatigué qu’il a mal dormi ou qu’il a des soucis familiaux, les autres vont alors faire pareil et la classe ne sera plus gérable. Bien sûr cela n’arriverait pas dans un système complètement alternatif où chaque élève est autonome et « se gère » mais il reste beaucoup à refondre et à changer dans le système malade de l’éducation nationale et en tant que remplaçante je ne peux pas faire grand chose en un seul jour ou une seule semaine…

    1. Oui au niveau « classe » je pense que c’est clairement plus compliqué… déjà car ce sont des gros effectifs, donc il est difficile de gérer l’individualité de chacun… Après, j’ai fait une formation de communication bienveillante et il y avait une enseignante de CM1.. et elle nous a dit, utiliser certains outils pour ses classes 🙂
      Mais pour toi, le fait d’être remplaçante rajoute un obstacle supplémentaire, c’est que tu ne connais pas les élèves, ni le fonctionnement quotidien de leur classe…
      C’est pas évident…
      Avant je bossais en centre de loisirs, je n’étais pas du tout au fait de l’éducation bienveillante encore… Je reprendrais mon boulot, je pense que ma pratique évoluerait énormément par rapport à avant. Mais, je sais que je serais sans doute incapable de rester bienveillante en toutes circonstances…

      Mais, ma formatrice me disait il y a peu, qu’elle a de plus en plus d’enseignants dans ses formations pro 🙂 La voie s’ouvre petit à petit 😉

  2. J’ai lu de bout en bout parce que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup ! J’attends mon premier enfant, donc c’est un peu tôt pour moi peut-être, mais j’ai l’impression que c’est important pour moi de me renseigner dès maintenant, tant que j’en ai le temps et l’esprit clair. Je garde ton article dans mes favoris avec ses pistes de lecture parce que maintenant que je sais que c’est ce que j’aimerais faire, je vais avoir besoin de me renseigner plus concrètement sur le comment !

  3. Cette éducation est celle que j’ai choisie pour ma dernière fille. Pour les aînés, j’ai souvent crié fessée énervée par ma propre vie. Et puis j’ai changé de vie et j’ai eu ma fille. J’ai décidé de changer. Je suis sure que cela à profiter à toute la famille. Je ne suis pas parfaite mais je fais de mon mieux entre bienveillance et non violence.mais pas laxiste

  4. Je suis tellement d’accord…et pourtant ce qui me rend malade c’est à quel point cette violence éducative est ancrée dans nos moeurs si je peux dire. Je me sens tellement mal quand malgré mes convictions mon premier réflexe fut de dire tu vas avoir une fessée. …je m’améliore chaque jour et suis confrontée aussi chaque jour à l’opinion souvent « défavorable  » des gens que je connais, âgés ou jeunes . C’est affolant et inquiétant . Bon c’est pas simple et encore plus de lutter contre les punitions. Si vous avez quelques conseils je suis preneur. Par contre nous avons le plaisir de voir que notre petit garçon a acquis que lorsqu’il dit la vérité il sait qu’il n’y aura aucune sanction. Nous en discutons et il vient très spontanément. C’est tellement mieux pour la confiance. La pire remarque que je peux entendre? Ils faut qu’ils s’habitent car après ça sera comme ça ! Mais quelle idiotie. Enfin vaste sujet qui me fait dire encore qu’éduquer un enfant est une tâche bien ardue. Merci pour votre article.

    1. Oh oui c’est tellement dur d’élever un enfant… Ici aussi j’ai eu souvent droit à ces histoires « d’habitudes »… mais je n’en crois rien ^^
      Pour les punitions… je n’ai pas trop de conseils… Petite j’ai reçu des claques parfois, mais mes parents ne nous ont jamais puni, donc je ne sais absolument pas « utiliser » la punition… Donc pour moi c’est assez simple. A la maison nous utilisons la réparation plutôt que la punition : il a renversé un verre d’eau ou son assiette, il nettoie. Il a fait mal à quelqu’un, il demande pardon et fait un bisou ou câlin (bon il est encore petit donc le câlin/bisou c’est pas encore à chaque coup 😉 )…
      Les livres de Thomas Gordon, surtout Parents Efficaces et Eduquer sans punir (que je n’ai pas fini) donnent vraiment de vraies pistes, et donnent vraiment envie de changer les choses chez soi! 🙂

  5. Juste un pur bonheur de vous lire! Je garde précieusement votre article qui saura m’inspirer largement quand je me retrouve face à des personnes cautionnant la violence éducative qu’elle soit physique ou verbal….. Le problème étant souvent que pour eux, il ne s’agit absolument pas de violence….

  6. Encore un bel article sur la question ! Merci Maud 🙂 Moi aussi, comme beaucoup des mamans qui ont commenté cet article, j’essaie de mettre en pratique l’éducation bienveillante avec mon bébé de 11 mois, qui crie beaucoup et qui rencontre quelques frustration dans le cadre de son apprentissage de la marche, et j’avoue que je rame un peu… C’est super de pouvoir échanger sur le sujet et que de plus en plus de gens parlent de cette alternative, malgré les nombreuses critiques dont elle fait l’objet.

    1. Oui, de plus en plus de parents s’y intéressent, c’est plutôt positif 🙂
      Pas facile les premières frustrations… Mais tu peux déjà lui dire des paroles douces comme « Je vois que tu es contrarié, j’ai l’impression que tu aimerais marcher/atteindre cet objet seul ». Ca ne fera pas forcément des miracles, mais il se sentira compris et entendu, et gagnera en confiance, en lui et en toi 🙂

      Ici on traverse, parfois péniblement, la phase 2-3 ans ^^ … avec des crises venues d’un autre monde, pour des choses qui me paraissent insignifiante…. et j’ai beau savoir que très souvent le déclencheur insignifiant n’est pas la cause réelle de la crise (trop plein de fatigue, de tensions), ça n’est pas toujours simple à gérer… 😉

      Merci pour ton commentaire Anne-Lise!

  7. Très bel article, qui sonne si juste! ça me redonne de l’élan parce que je m’étais un peu éloigné du chemin, surtout avec mon 2ème de 5 ans qui je l’avoue cri beaucoup mais je sais au fond de moi que c’est parce que je cris moi aussi beaucoup…c’est malheureusement devenu notre seul mode de communication à tous les 2 et ce n’est pas du tout comme ça que je voyais l’éducation de mes enfants…Je compte bien trouver du soutient aussi dans mes prochaines lectures (Pour une enfance heureuse et Fréres et sœurs sans rivalités!)
    J’ai bon espoir qu’un jour ma maison soit un espace plein d’harmonie sans cris…!

  8. coucou, merci beaucoup pour cet article que j’ai pris plaisir à lire.
    De mon côté, j’essaie un maximum de ne pas crier sur mon fils, j’essaie tous les jours et me remets en question tous les jours.
    Je n’ai pas d’excuses… je sais que le problème vient du fait que JE suis fatiguée, mais la fatigue d’excuse pas tout; et que J’ai besoin d’un peu de temps rien que pour moi et que je ne l’ai pas… mais cela viendra…
    En attendant, j’essaie… tous les jours… et si je me rends compte d’un dérapage, je m’excuse auprès de lui sur la forme utilisée (pas sur le fond).

    Je lis en ce moment « au coeur des émotions de l’enfant », je le lis tout doucement, mais surement.

    Je vais être honnête, 2 choses me gène sur ce que j’ai pu lire dans l’éducation bienveillante, celui que l’on doit mettre l’enfant d’égal à égal. Non pas qu’il ne soit pas égal à nous car c’est un être vivant; mais pour moi, c’est comme dans une entreprise, il y a une hiérarchie, et là, la hiérarchie ce sont les parents. Je ne veux pas « imposer » telle un dictat les choses, mais si il faut trancher sur quelque chose, ce sont les parents qui trancheront et pas les enfants… ainsi, c’est en cela que je trouve qu’ils ne sont pas égal à égal.
    Et la 2ème chose… ce sont CERTAINES personnes qui prônent l’éducation bienveillante en étant très dure, sèche, sévère et en portant un jugement du même genre auprès d’autres mamans qui essaient comme elles peuvent, mais qui ne sont pas encore arrivées à leur équilibre. J’ai déjà eu une conversation via les réseaux sociaux à ce sujet, et peu importe ce que j’essayai de dire, des nanas jugeaient et en remettait une couche. Alors que je ne disais rien de mal, que je disais qu’on était ok, mais qu’on demandait des astuces pour des cas concrets… Elles ont raison en soi, mais elles n’utilisaient pas la communication bienveillante vis à vis de mamans comme moi, qui essaient… Je ne peux pas dire que je le fais à 100%, car il m’arrive encore de crier, et parfois de le mettre au coin. J’essaie de trouver les alternatives et de les appliquer chaque jour. Alors parfois, CERTAINES personnes nous cassent le moral avec leur façon de nous dire les choses. Cela fait mal de se dire qu’on n’y arrive pas encore, et que d’autres y arrivent… Alors les jugements négatifs en +, ça n’aide pas.

    Je ne dis pas cela pour toi… j’ai pu converser à plusieurs reprises sur l’éducation bienveillante avec mon entourage en te nommant. Car je trouve, que tu le fais naturellement, en acceptant que toi aussi tu peux avoir des écarts.
    J’espère que ce commentaire ne t’offusquera pas… si c’est le cas… désolée 😉

    Belle journée

    Cécile

    1. Merci pour ton commentaire 🙂

      C’est vrai que parfois les discussions sur la bienveillance n’ont rien de bienveillant ! Je pense que certaines mamans ne sont pas assez à l’écoute ou se sentent vite agressées car ce modèle reste encore marginal…

      Concernant la « hiérarchie », je comprends ton point de vue, après je ne le partage pas forcément. Chez nous, il n’y a pas de chef de famille et j’estime que mon fils a aussi droit de décision. Après forcément dans certaines situations c’est à nous de prendre les décisions, de prendre les initiatives.
      Par exemple j’entends que mon fils puisse remettre en cause une règle de vie. Pour autant je ne vais pas forcément lui céder ou modifier cette règle, mais j’entends son mécontentement, on en rediscute et je lui réexplique le pourquoi du comment. Pour moi, on est égal à égal dans le sens où je ne le domine pas, je l’accompagne 🙂

      Enfin pour ce qui est des cris… Je crie aussi parfois et surtout je râle beaucoup… j’y travaille mais ça n’est pas simple et je sais que je n’arriverai jamais à 0 cris, 0 râleries 🙂

      J’en suis encore aux débuts de mon chemin de l’éducation non-violente, alors j’essaie de rester humble, car comme chacun je ne suis pas parfaite… ce que j’aime c’est informer, partager, échanger! Et tu fais partie des personnes avec qui c’est très agréable de discuter 😉

      1. merci beaucoup pour ta dernière phrase 😉

        Je ne sais pas si cela peut se traduire aussi par de l’éducation bienveillante, mais quand Paul râle ou pleure car je lui dis et explique pourquoi il n’a pas « le droit » de faire cela, ou pourquoi « il doit » faire ceci; je lui dis qu’il a le droit de ne pas être content, de pleurer ou de râler; car je comprends qu’il ne soit pas content…

        J’adore chez toi car tu sais qu’on n’est pas parfaite (je trouve que de dire « pas parfaite » a + d’impact qu’imparfaite… dans cette société où on cherche trop la perfection.), et tu ne juges pas négativement, et tu comprends qu’on puisse avoir des points de vue différent. Et ça : c’est génial! Merci !!

  9. Je suis complètement d’accord, et je rajouterais même que la bienveillance/CNV devrait être instaurée entre adultes! J’ai bien peut que cela demande encore quelques générations… En tout cas merci pour l’article!

  10. Merci pour cette article qui résume bien ce que devrait être l’éducation du présent et du futur.
    Je partage votre avis, avec tout ce que la science nous prouve, les français et tous les être humains devraient éduquer avec bienveillance leurs enfants…
    Je suis aussi pour créer de nombreux moyens pour partager ces nouveaux savoirs et savoir être afin d’accompagner les parents.

  11. Mon avis est le tiens! L’éducation bienveillante doit être l’évolution logique de celle traditionnelle. J’ai malheureusement peu d’espoir sur le court terme au vu de l’encrage profond et des séquelles inconscientes que l’éducation classique a refourgué à tout le monde!
    Que l’irrationnel fasse place à une éducation raisonnée, censée, logique, liée aux faits scientifiques et neurobiologiques. Non un enfant ne fait pas semblant de hurler, il vit un grand désespoir émotionnel cérébral. Oui, les fessées et toutes formes de violences physiques et verbales sont nocifs pour le développement de leur cerveau et de leur confiance intime.
    Merci pour cet article 🙂

    1. Merci pour ton commentaire 🙂
      Effectivement à court terme, rien ne changera vraiment… il faudra sûrement encore plusieurs générations… Mais en transmettant ces nouvelles valeurs à nos enfants, ils les transmettront sûrement à leur tour, certainement en faisant mieux que nous… Et j’espère qu’un jour cette petite boule de neige finira par devenir énorme!

  12. Super article!
    Je suis maman pro allaitement ( 3 ans bb1 et bb2 en est à 13 mois) et j’aime le maternage
    Je ne tape pas, je n’aime pas….j’ai trop reçu petite…par contre je crie et j’aimerais arrêter

    1. Bravo pour ces allaitements! Ici nous sommes à 29 mois toujours en cours 🙂
      Ici je râle beaucoup, j’aimerais réussir à arrêter, j’y travaille mais ça n’est pas simple…
      Merci pour ton commentaire 🙂

  13. je plussois mille fois ❤️ merci pour cet article très clair !
    Ici, j’ai évolué vers ce chemin éducatif, ce n’est pas toujours facile mais qu’est ce que c’est bon de voir nos enfants évoluer avec bienveillance !!! C’est vraiment un combat quand on a connu cette éducation classique où les humiliations, sanctions et menaces étaient légion !
    Pour que notre société évolue, il est plus que nécessaire, que nous, parents, évoluons vers un accompagnement positif de nos enfants et ainsi, baser, notre future société sur le respect de l’autre et non sur la domination et la peur !
    Au plaisir

  14. Oh non ce n’est pas un phénomène de mode ! J’ai fait un article il y a peu sur les conséquences de l’éducation autoritaire et violente que j’ai vécue. J’aimerai tellement que plus de gens soient sensibilisés à l’éducation bienveillante, que plus d’enfants en bénéficie !
    Donc merci pour cet article et merci pour la liste de lecture car je suis en pleine recherche d’info.

    1. Je pense que l’éducation bienveillante commence à se faire une place, petit à petit… ça demandera encore du temps, et sûrement encore plusieurs dizaines d’années.. mais nous transmettons déjà un beau bagage à nos enfants 🙂

  15. Je suis totalement d’accord même si pour moi l’éducation positive n’est pas encore au top. Je tente d’évoluer vers malgré encore beaucoup de raté. Oui cela est dur et il est vrai que cela serai aggréable d’avoir du soutien des conseils. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai commencé a suivre votre blog pour prendre tout les conseils toutes les astuces pour pouvoir évoluer dans cette éducation.

    1. C’est très beau de choisir de « changer », même si ça n’est pas parfait (de toute façon, rien ni personne ne l’est)…
      J’ai eu la chance de découvrir cette éducation positive à la naissance de mon fils, de donc de le faire grandir avec, et moi de devenir une maman très différente de celle que j’avais imaginé être, une maman plus douce, plus à l’écoute.
      Mais j’admire vraiment les parents qui font cette démarche, même après plusieurs années d’une éducation plus « traditionnelle »… car il n’est jamais trop tard, et car ça n’est vraiment pas simple 🙂

  16. Je partage tout à fait ce point de vue et je fais de mon mieux pour emprunter ce chemin avec mes filles. Mais c’est parfois difficile. J’ai parfois l’impression de me dire que je saurais gérer une situation et d’oublier tout le moment venu sous l’effet de la fatigue, l’énervement…
    Merci pour cet article!

    1. Tu as raison, ça n’est pas toujours simple… Comme toi, je me dis que je saurais gérer telle ou telle situation mais une fois devant… c’est moins simple… Mais heureusement, on a droit de se tromper et on a toute une vie pour progresser 🙂

  17. Vaste programme que de transformer l’autorité parentale en un accompagnement éducatif.
    Depuis que le monde est monde, la sévérité et la soumission ont été imposées aux enfants.
    Chacun de nous porte en lui cette marque de fabrique.
    Se débarrasser de ces démons génétiques n’est pas une mince affaire mais l’effort en vaut la chandelle.
    Comme vous le dites si bien, les criminels ont tous eu une éducation violente………..ou pas d’éducation du tout.
    Vous êtes dans la quête d’un juste milieu. Même si ça ne garantie pas un avenir équilibré aux futurs ado et adultes, le mérite aura été de leur permettre un choix, de leur donner un exemple.

    Concernant les structures que vous imaginez, je ne suis pas persuadé qu’il faille impliquer encore et encore la société pour trouver de l’aide.
    C’est un parcours initiatique qui reste inclus dans la cellule familiale.
    La société a pour devoir d’en faire autant dans l’accompagnement à l’éveil et à l’instruction et se pose ainsi en élément supplétif (et pas intrusif) à l’accompagnement de l’enfant.
    Chacun doit garder son rôle. Ceci n’empêchant pas pour autant une entraide de parents à parents (pourquoi pas sous une forme associative ou, comme vous le faites, par l’intermédiaire de blogs).

    Bravo pour cet article.

    1. Merci pour votre commentaire 🙂
      Quand je parlais de « structure » c’était dans le sens d’associations par exemple, ou que les lieux d’accueils parents/enfants aient des intervenants au moins informés sur cette éducation… Juste pour que les parents ne se sentent pas seuls, qu’ils trouvent une écoute bienveillante quand ils se sentent perdus. Mais je suis d’accord, la société ne doit pas être intrusive 🙂

    2. Je suis entièrement d accord avec cet article. Et je pense comme l auteur il faudrai qu on nous informe de cette autre possibilité. Pour ma part J ai découvert cette façon de faire de manière inattendue (une tape sur la bouche de ma princesse de 17 mois et la révélation : non je veux pas être ma mère, un mot sur fb et une connaissance qui M à tendue la perche. ) je trouverai super que dans les boîtes de maternités / grossesse on mettent des listes de esr livre type J ai tout essayé , etc, ou carrément des extraits de livre. Pas pour convertir, juste pour dire on peut faire autrement.

  18. Quel bel article, j’essaye au mieux d’appliquer ce type d’éducation mais ce n’est pas facile à mettre en place et ce n’est pas nôn plus facile d’oublier la façon dont nous on nous a éduquer c’est encrée en nous . Il m’arrive bien trop souvent de crier j’ai elle lis des petite fessée et la seconde d’après qu’est ce que je m’en veut et je m’en veux pendant des heures, mais je n’arrive pas à me resonner avant de la faire , c’est plus fort que moi , je m’excuse auprès de ma fille en lui disant que j’étais très fâché pour sa bêtise mais que moi aussi je viens de faire une bêtise j’ai mal réagis que j’aurai du faire autrement . J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi , je pense justement à travailler sur ma propre éducation que j’ai reçu et ma confiance en moi et ma colère , mais bon sang ya encore du boulot. Merci pour cette article qui me donne encore envie de trouver le courage d’y arrivé

    1. Ps: je peux vous dire qu’il m’en faut du courage pour vous avouer ce que je viens d’écrire car j’ai honte d’être comme ça .
      Et pardon pour les fautes ( j’écris de mon tel donc correction automatique et puis je fait plein de fautes si je me relis pas , et même parfois quand je me relit lol)

      1. C’est difficile, comme tu dis… Les réactions de nos enfants font écho souvent à notre enfance et on réagi au quart de tour… Mais tu sais, le fait que tu essaies, que tu aies le courage de t’excuser auprès de ta fille, de lui dire que ce que tu as fait été une bêtise, je trouve que c’est déjà énorme! Cela lui montre qu’un adulte peut se tromper, être capable de le reconnaître et essayer de faire autrement, et je pense que c’est très précieux 🙂
        Courage, ça n’est pas un chemin facile, mais toutes les petites pierres que tu poses, malgré les embuches, sont des pierres précieuses! <3

  19. Un article parfait, qui reflète ce que je pense. J’espère que ces mots, ces phrases permettront de faire évoluer encore quelques mentalités parfois fermées.

  20. Je suis tellement d’accord avec vous que je ne sais par où commencer. L’éducation bienveillante est bcp trop souvent confondue avec du laxisme. Que de jugements et de critiques on reçoit quand on a fait le choix de cette éducation. Parfois même des gens les plus proches de nous… La société est formatée selon un autre mode. J’estime aussi que l’éducation positive, bienveillante devrait devenir la norme mais encore trop de parents se lancent sans savoir
    Parce que c’est tendance…
    Tous les parents n’ont pas compris que c’était un choix, un engagement à vie…
    Connaître les phases de développement, renforcer le lien d’attachement… ils ne savent pas.
    alors oui, je suis pour des cours de préparation lors de la grossesse ☺
    C’est le plus beau cadeau à offrir à nos enfants
    Écouter ses besoins tout en ménageant les nôtres, dans un respect mutuel. Fixer un cadre bienveillant et structurant pour en faire des adultes épanouis capables d’aimer.

  21. Je ne peux qu’être d’accord avec toi! Même si parfois c’est difficile (comme toi la patience) mais nous sommes humains après tout. Nous ne sommes pas parfaits et les enfants non plus! Cette éducation est difficile à faire comprendre aux plus âgés malheureusement. Nous nous sommes brouillés avec les parents de mon mari 🙁

    1. Oui c’est difficile au quotidien… mais on fait au mieux. J’ai la chance que mon entourage ait accepté notre choix, même s’ils ne comprennent pas trop, ils acceptent et respectent, c’est déjà beaucoup!

A vous !

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