Découvrons le blaireau

Il y a quelques temps, nous avons reçu une jolie enveloppe de la part de l’ASPAS ! L’ASPAS, c’est l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages. Il s’agit d’une ONG, qui a fait le choix de ne percevoir aucune subvention publique pour préserver sa liberté d’action. Elle agit grâce au soutien des adhérents et aux donateurs. Cette organisation non gouvernementale, oeuvre pour la protection de la faune sauvage et pour la préservation du patrimoine naturel.

L’ASPAS agit notamment pour :

  • préserver les espèces et les habitats fragiles par la maîtrise foncière
  • faire respecter les lois de protection de la nature
  • favoriser la connaissance et la protection du loup, réhabiliter les espèces dites “nuisibles” comme le renard, la pie, le putois, etc.
  • réclamer l’abolition de la chasse aux oiseaux migrateurs
  • obtenir une trêve de la chasse le dimanche pour que chacun puisse se promener en sécurité
  • promouvoir le jardinage naturel et l’utilité des insectes auxiliaires
  • lutter contre les nuisances qui affectent les milieux naturels et la santé humaine
  • promouvoir la mise en place de refuges pour la faune sauvage
  • etc.

Je ne peux donc qu’être sensible à leurs actions ! 🙂 Ce n’est pas nouveau, la protection de la nature fait partie des valeurs fortes qui me meuvent. Et je suis très sensible aux problématiques liées à la protection des espèces animales… et ce n’est pas uniquement parce que je suis végétarienne, cela était déjà le cas avant que je ne le devienne.

Grâce à l’ASPAS, avec les enfants, nous avons pu découvrir le blaireau. J’avoue que c’est une espèce animale sur laquelle je connaissais assez peu de choses finalement. J’étais donc ravie de pouvoir m’instruire tout autant que les enfants… Même si j’ai aussi découvert de tristes informations.

Le blaireau est un mammifère omnivore qui mesure de 68 à 80 cm sans la queue, et pèse jusqu’à 20kg. Il vit en moyenne 4 à 5 ans, essentiellement dans les forêts, mais aussi dans les prairies, les marais et en montagne jusqu’à 2000 mètres d’altitude. C’est un animal nocturne, mais qui sort parfois en journée. Il vit en groupe ou “clan”, comptant en moyenne 5 individus. Le blaireau vit dans un terrier, petit labyrinthe souterrain, constitué de plusieurs entrées, galeries et chambres.

Les femelles donnent naissance à 3 ou 4 blaireautins en moyenne par portée. Les jeunes sont dépendants des adultes jusqu’à l’âge de 6 mois, puis se nourrissent seuls par la suite.

Beaucoup d’idées reçues circulent sur le blaireau… Notamment sur le fait qu’il serait un ravageur, qu’il pullulerait ou encore qu’il transmettrait beaucoup de maladies aux autres animaux. Tout d’abord, le blaireau est précieux pour la nature. En remuant la terre à la recherche de son repas, il aère le sol et facilite le développement des végétaux. Son terrier sert souvent de logis à d’autres espèces incapables de creuser de tels refuges. Comme tout être vivant, le blaireau a son rôle dans la chaîne alimentaire. S’il lui arrive d’aller se nourrir dans des champs de blé, d’orge ou de maïs, il ne le fait que de manière occasionnelle et sans être responsable de gros dégâts. Le blaireau est souvent accusé des dommages causés en réalité par des sangliers.
Certains chasseurs accusent cette espèce de trop se multiplier et donc, de pulluler. Cependant, il est prouvé que ce n’est pas le cas. Seules les femelles dominantes se reproduisent, ce qui limite les naissances, et les populations sont naturellement régulées par la quantité de nourriture disponible.
Enfin, le blaireau ne transmet pas plus de maladies aux autres animaux que les autres espèces sauvages. Il est souvent incriminé dans la transmission de la tuberculose bovine… mais il n’est pas le seul animal sauvage, pouvant transmettre cette maladie, à côtoyer les vaches en pâture.

Le blaireau est un animal mal-aimé, et certains souhaiteraient l’inscrire sur la liste des espèces dites “nuisibles”… Le blaireau est pourtant un animal protégé dans beaucoup de nos voisins européens. En Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, au Danemark, en Grèce, en Espagne et au Portugal, l’espèce est intégralement protégée. En France, on accepte de façon légale une pratique absolument barbare : le déterrage des blaireaux. En France, le blaireau est classé en tant que gibier. En période de chasse, à partir de mi-septembre, le blaireau peut être tiré jusqu’à la fin du moins de février, et déterré jusqu’au 15 janvier (période qui peut être allongée jusqu’au 15 mai, alors que c’est une période où les jeunes blaireaux ont encore besoin des blaireaux adultes). Le déterrage consiste à lâcher des chiens pour acculer un blaireau au fond de son terrier puis de l’en extirper brutalement avant de l’abattre. Le déterrage dure de nombreuses heures, car le terrier est souvent détruit à coup de pioche et de pelle. Le blaireau est extirpé à l’aide de pinces métalliques énormes qui infligent, évidemment, douleurs et blessures à l’animal. Bref, c’est une pratique barbare qui n’a pas lieu d’être. Elle n’est pas justifiée, ni justifiable, bien qu’il y ait toujours des explications données pour banaliser ce type de cruautés.

Attention, cet article n’a pas vocation à être anti-chasse… même si ceux et celles qui me connaissent, savent très bien où je me situe face à ce loisir de tuer 😉 A travers cet article, j’avais plutôt envie de partager les découvertes que j’ai fait sur cet animal, finalement assez méconnu, qui revêt souvent une image négative. J’avais déjà entendu parler du déterrage… je trouve cela inadmissible qu’en France, en 2021, de telles pratiques soient encore autorisées.
J’ai essayé de faire court… cependant j’aurais eu encore beaucoup de choses à ajouter ! Je vous invite à faire un tour sur le site de l’ASPAS et si le sujet vous sensibilise, à signer la pétition “Stop au déterrage du blaireau“.

Je remercie sincèrement l’ASPAS pour ces jolis supports qu’ils m’ont envoyés ! Je vais faire cadeau des belles affiches à la médiathèque de mon village afin qu’elles puissent être exposées 🙂

Maud
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