C’est vrai ça, pourquoi je fais tout ça ? Pourquoi je nous fais perdre du temps et de l’argent avec tous ces bilans et ces rendez-vous ? Pourquoi j’impose ça à mon enfant ?
Ben oui… pourquoi ?

J’imagine facilement que je ne suis pas la seule à entendre ou sous-entendre ce type de question. Quand on se lance dans un parcours de diagnostics, c’est rarement par plaisir, je vous rassure. Et certaines phrases, de l’entourage, des gens qu’on peut rencontrer ou lire peuvent blesser. Les doutes font partis de notre quotidien quand on est le nez dans toutes ces démarches, en tout cas dans mon cas. Combien de fois me suis-je demandée si tout cela valait la peine, si je ne me faisais pas juste des idées… Alors, forcément, les remarques ne m’aident pas vraiment à me sentir plus sereine.

“C’est à la mode le HP/TDAH (au choix)”

“Maintenant, tous les enfants sont HP, les parents veulent en faire des génies!”

“C’est juste un enfant, laisse-le grandir.”

“Il est petit, c’est normal.”

“C’est trop pour un enfant.”

“Tu veux lui trouver des problèmes en fait, non ?”

“T’es sûr.e qu’il est autiste ? Parce qu’on dirait pas…” (mon fils n’est pas autiste, mais les parents d’enfants avec TSA entendent régulièrement ça)

etc.

Sans doute que les gens qui nous adressent ce type de remarques ne le font pas de façon malveillante… mais c’est malvenu. En général, on ne pousse pas la porte d’un.e psychologue, d’un.e neuropédiatre (ou neuropsy), d’un.e psychomotricien.ne, d’un.e ergothérapeute, d’un.e orthoptiste ou d’un.e ORL spécialisé.e pour rien. Dans de nombreux cas, c’est l’école qui déclenche le début du parcours. Cependant, ce peut tout autant être les difficultés qu’on rencontre au quotidien. Ca a été notre cas. Il y a un an, quand j’ai poussé la porte de la psy, je ne pensais pas que ça nous mènerait ici aujourd’hui.

J’ai simplement besoin de comprendre comment fonctionne mon enfant dans ses apprentissages, dans sa manière d’appréhender le monde. Point. Pourquoi devoir sans arrêt se justifier ? Et encore, pour nous, tout ça reste assez “light”… quand je pense à ces familles qui enchaînent des bilans énergivores, de nombreuses prises en charges, se battent avec les médecins, les administrations, les écoles… seulement parce que leur enfant est différent, mais la société pleine de préjugés… et bien, ça m’attriste.

Cet article n’avait pas but à justifier quoi que ce soit, j’assume tout à fait nos choix et notre parcours 🙂 Je voulais juste faire passer un petit message. Même avec toutes les bonnes intentions du monde, soyons vigilants dans les messages que nous adressons aux familles qui sont dans ces parcours, pas évidents. On ne vit pas leur vie, on connaît rarement le quotidien avec leurs enfants. Ces familles ont besoin de soutien pas de jugements 😉

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Maud

Maman blogueuse pro allaitement, maternage et éducation positive, pratiquant l'instruction en famille. Rédactrice web et traductrice. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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