A quelques jours près, cela fait maintenant deux ans que nous avons démarré l’aventure IEF, deux ans que Tom est déscolarisé. Cette période me revient encore assez fraîchement en mémoire, teintée de beaucoup de culpabilité. Celle d’avoir mis mon fils dans cette école qui l’a tant abîmé se confrontait avec celle de ne pas insister, de faire le mauvais choix… A ce moment-là, je n’ai pas vraiment reçu l’écoute, le soutien et l’empathie dont j’aurais eu besoin… en tout cas, pas de ceux dont j’aurais pu l’attendre.

Tout au long de ces deux ans, j’ai souvent douté de ce choix et de la façon dont je mène notre IEF. J’ai voulu, à plusieurs reprises, formaliser davantage tout ça, instaurer un rythme plus régulier… jusqu’à, chaque fois, lâcher prise et laisser aller la vie. C’est aussi pour cela que nous avons choisi ce mode d’instruction. Je peux désormais dire, deux ans après, que je suis maintenant bien plus sûre de moi.

Tom, malgré son TDAH, malgré sa dyspraxie peut avancer à son rythme, selon ses intérêts et progresse très rapidement, alors même qu’il “travaille” si peu. Nous avons encore quelques mois devant nous avant d’être en obligation d’instruction, alors nous en profitons au maximum. Tom a appris à lire très vite et quasiment seul. Il adore lire et se débrouille par lui-même. Il me demande très peu d’aide et apprend par expérimentation, en écoutant, en jouant, en photographiant certains mots… Bref, il est libre d’apprendre selon SA méthode propre et en faisant des erreurs.

Et puis, on s’habitue à cette vie sans contrainte ou presque. Il y a bien sûr les prises en charge de Tom, deux fois par semaine. Pour le reste, nous sommes vraiment libres. Nous pouvons passer la journée au parc si ça nous chante, nous pouvons rester en pyjama au chaud à la maison, traîner au lit… et jouer à volonté. C’est une liberté à laquelle nous aurons du mal à renoncer.

Même si parfois c’est épuisant, j’aime notre vie, j’aime notre quotidien. Un jour, mes enfants me demanderont certainement à aller à l’école. Ils iront, mais sauront que si ça ne leur convient pas, la porte de la maison restera toujours grande ouverte pour un retour à l’IEF. Tant pis, si cela passe pour une solution de facilité aux yeux de beaucoup. Le regard des autres n’entraine plus chez moi cette culpabilité poignante et paralysante. Il n’existe pas UN modèle de vie et de scolarité, ni UN modèle éducatif unique. Il n’existe pas non plus UN modèle familial idéal. Le nôtre est un peu en marge mais nous sommes heureux.

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Maud

Maman blogueuse pro allaitement, maternage et éducation positive, pratiquant l'instruction en famille. Rédactrice web et traductrice. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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