Papa Girafe et moi, on a été élevé dans des familles catholiques. Lui, pas trop pratiquante, moi d’avantage. J’ai été à la messe, j’ai fait du cathéchisme, j’ai été enfant de coeur… et puis j’ai grandi et j’ai commencé à remettre en cause certaines choses, à m’interroger et j’ai été déçue de trouver face à moi une Eglise (l’institution) fermée, intolérante. Et j’ai tout coupé. J’ai tout rejeté. J’aime entrer dans une église vide, son calme m’apaise… par contre, j’ai beaucoup de mal à assister à une messe. J’y vais pour les occasions familiales, mais je ne participe pas.

Enfin bref, je ne vais pas épiloguer sur la religion! Je sais au fond de moi que je crois en quelque chose, c’est peut-être un dieu, peut-être juste la vie, je ne sais pas.

Pendant ma grossesse, je ne me suis pas posée la question du baptême, pour moi notre enfant serait libre de choisir plus tard, je n’avais pas envie de lui imposer un choix. Mais à l’approche de l’accouchement, Papa Girafe a émis le voeu du baptême alors que lui-même n’est pas pratiquant. On en a longuement discuté, et il semble que c’est vraiment important pour lui, et que ça se passe au Portugal, dans son pays. Alors j’ai dit oui.

La date approche. Et je ne suis pas très enthousiaste. Ce baptême me laisse perplexe. Il était important pour moi que Petit Girafon ait un parrain et une marraine, mais sans forcément passer par la cérémonie religieuse du baptême. La seule chose que me réconforte c’est qu’on va se retrouver en famille, passer de bons moments ensemble. Et ma foi, c’est déjà beaucoup!

On a un super parrain, je ne pouvais pas rêver mieux pour mon Girafon. En revanche, la marraine brille par son absence. Je sais que mes mots risquent de la blesser si elle me lit… mais c’est vrai qu’on ne se voit plus beaucoup, qu’on se donne peu de nouvelles. Je comprends, sa nouvelle vie, sa formation, le travail, ses nouveaux amis, la danse tout ça. C’était ma meilleure amie. Je ne crois pas qu’on puisse encore employer ce terme aujourd’hui, car je ne sais plus rien de sa vie, de ses états d’âmes. Je ne suis plus sa confidente. Je voulais qu’elle soit la marraine de mon premier enfant… mais maintenant j’ai peur. Peur que nos vies si différentes nous séparent pour de bon, et que mon Girafon se retrouve sans marraine. Et d’ailleurs, nous avons pris un risque en prévoyant le baptême au Portugal, car je suis presque sûre qu’elle ne pourra pas venir… alors comment ferons-nous? Choisir une autre marraine? Risquer de se fâcher… Bref…

Je crois qu’en fait, ce n’est pas tant le baptême en lui-même qui me laisse perplexe, c’est peut-être plutôt cette nostalgie face à cette amitié en perdition. Car je prends plaisir à faire les faire-parts, les boîtes à dragées et tout ça.

Au fond, je sais bien que la vie est ainsi, qu’on trouve des amis, qu’on en perd aussi, quand on se pose, qu’on se marie, qu’on fait des enfants. Mais là, ça ne concerne pas que moi. C’est que j’ai mis derrière cette amitié un engagement envers mon enfant. Je n’imaginais qu’elle comme marraine pour mon bébé, mais ai-je fait le bon choix?

 

Bref. Je sais que ce baptême sera une belle fête c’est le principal. Mais j’ai des interrogations, des doutes, des craintes.

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Maud

Maman blogueuse pro allaitement, maternage et éducation positive, pratiquant l'instruction en famille. Rédactrice web et traductrice. Résolument optimiste, j'espère vous transmettre ma bonne humeur et ma douceur!
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