Et puis, la fibromyalgie.

Il y a désormais un mot sur ces maux qui m’épuisent depuis bientôt trois ans. Après avoir passé tant de temps à fuir les médecins, j’ai enfin trouvé l’écoute et la reconnaissance dont j’avais besoin. Trois ans à redouter d’aller chez le médecin pour parler de mes douleurs… Peur qu’elles soient encore minimisées, amenuisées, banalisées… Peur qu’on insinue encore que c’était dans ma tête, que je n’avais qu’à faire ceci ou cela, davantage de ceci, moins de cela… Peur de ne pas être prise au sérieux… Alors j’avais un peu lâché l’affaire, me disant que, tant pis, j’apprendrais à vivre avec. Mais, quand le moral, qui me tenait bien droite jusqu’à maintenant, a commencé à faiblir, j’ai su qu’il fallait que j’arrête de faire l’autruche. Mes enfants ont besoin d’une maman qui va bien, ou en tout cas, pas trop mal. J’ai demandé conseil, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai marqué ce précieux rendez-vous avec une doctoresse dans un centre de la douleur.