Sentiment d’incapacité

Certain.e.s nommeraient peut-être cela « syndrome de l’imposteur »… Ce n’est pas ainsi que je le ressens. Je le sens comme un sentiment d’incapacité, de ne pas être capable, de n’avoir pas été capable. C’est quelque chose avec lequel je dois cohabiter depuis longtemps et qui entache beaucoup ma confiance en moi, et l’estime que je me porte. J’ai ce sentiment d’échec qui vient se greffer, je me fustige de manquer de persévérance. Bref, comme si j’étais incapable.

Mais c’est comment tes douleurs ?

Mes douleurs suscitent souvent pas mal de questionnements. « Mais t’as mal où en fait ? », « C’est comment tes douleurs ? », « Non mais tu souffres comment ? »… C’est récurrent et il est difficile d’y répondre, car la douleur ça se met difficilement en mots. Ca s’explique mal la douleur, surtout quand elle n’est pas visible et que tu vis encore trop fort pour être totalement crédible. Et oui, ça aussi, ça fait partie de ma réalité. La façade est bonne, alors comment imaginer qu’en réalité tout est brisé derrière.

Ligature des trompes et cycle menstruel

Parce qu’on m’a posé beaucoup de questions suite à ma ligature des trompes, je me suis dit qu’un petit article serait bien pour centraliser les informations 😉 Pour rappel, j’ai bénéficié d’une salpingectomie partielle bilatérale, c’est-à-dire que l’on m’a coupé un morceau de chaque trompe, avant de cautériser le tout. Si vous voulez en savoir plus sur mon opération et les suites opératoires, je vous invite à lire mon article « Ligature des trompes à 31 ans, ma libération ».

Ligature des trompes à 31 ans, ma libération

J’ai su qu’il n’y aurait pas d’autre enfant, dès l’instant où Elena a été posée sur mon torse. Je savais. Je ne suis pas capable de l’expliquer de manière rationnelle. J’ai ressenti un immense soulagement… J’avais tout donné, j’étais au complet. Evidemment, lorsque j’ai abordé la question de la ligature des trompes quelques semaines après la naissance d’Elena, personne ne m’a vraiment prise au sérieux. Je m’étais un peu résignée à attendre d’avoir la quarantaine et à devoir choisir la « moins pire » contraception.